IBEX 35
Les bourses européennes clôturent sur des résultats partagés, après avoir perdu de leur momentum au fil des heures, en raison des doutes concernant la trajectoire que suivra la Fed. Selon Bloomberg, il est rare que la Réserve fédérale soit aussi divisée dans son plan à long terme sur les taux d’intérêt : les responsables de la banque centrale se questionnent sur l’endroit où elle doit s’arrêter et révèlent un désaccord plus grand que jamais parmi ses membres.
Face à cette incertitude, les bourses européennes ont perdu du souffle, malgré une ouverture positive de Wall Street. Les marchés new-yorkais remontent après avoir interrompu une série de hausses de cinq jours, alors que l’OCDE a signalé que l’économie devrait ralentir l’année prochaine avec l’entrée en vigueur de tarifs douaniers plus élevés.
En Europe, certains indices ont même inversé leur tendance. Ainsi, le Cac français recule de 0,28 % sous l’effet de Teleperformance (-3,2 %), tandis que le FTSE 100 britannique clôt presque à l’équilibre dans le rouge. En revanche, les autres places boursières parviennent à conserver leur couleur verte.
Le Dax allemand, qui a subi une forte baisse lors de la séance précédente, progresse aujourd’hui de 0,51 % grâce à la forte remontée de Bayer (+12%). Le Mib italien augmente de 0,22 %, soutenu par la performance des banques du pays, tout comme l’Ibex.
Le selectif espagnol, qui a connu une hausse allant jusqu’à 1 %, finit par s’apprécier de 0,51 %. Avec cette élévation, il en est à sa septième séance consécutive de hausse, atteignant les 16.470 points, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis le 13 novembre, et qui le rapproche de ses sommets historiques.
Comme mentionné, le secteur bancaire a été l’un des principaux moteurs de cette dynamique, dans un contexte d’incertitude autour d’une éventuelle baisse de taux en Europe, conséquence de la surprise occasionnée par l’inflation. Alors qu’on prévoyait que l’IPC de la zone euro resterait stable à 2,1 % pour le soulagement de la Banque centrale européenne (BCE), la inflation annuelle a en fait enregistré une hausse d’un dixième en novembre, atteignant 2,2 %.
Dans ce contexte, Bankinter (+2,49 %), Unicaja (+1,97 %), CaixaBank (+1,95 %) ou Santander (+1,46 %) figurent parmi les plus performants. Cependant, ces derniers ont été devancés par des entreprises comme Solaria (+2,88 %) et ACS (+3,41 %), cette dernière étant très exposée à l’IA et atteignant aujourd’hui des niveaux historiques malgré les craintes d’une bulle technologique. De plus, Indra gagne 1,97 % lors d’une bonne séance pour le secteur de la défense.
En revanche, Cellnex (-2,54 %) est la société la plus touchée de la journée, dans un tableau où peu d’actions affichent une tendance négative. On note aussi des baisses pour Amadeus (-1,85 %) et Rovi (-1,33 %), ainsi qu’une légère chute du géant textile Inditex (-0,45 %).
D’autre part, le bitcoin regagne un peu de terrain aujourd’hui. Le crypto-actif augmente de 2,3 % pour se stabiliser au-dessus des 87.000 dollars, après une forte chute de 4,5 % la veille, principalement due au piratage d’une plateforme de cryptomonnaies.
- Bankinter atteint des sommets historiques de 14,16 euros après une mise à niveau par JP Morgan, clôturant finalement à 14,01 euros.
- Inocsa fixe à 15,67 millions d’actions le minimum requis pour l’OPA volontaire sur le Groupe Catalana Occidente.
- Le groupe chimique et pharmaceutique Bayer voit son action grimper de 12,08 % grâce au soutien du gouvernement américain dans une dispute juridique sur le glyphosate.
- Fanuc, fabricant de robots industriels japonais, monte de 6,51 % après avoir annoncé un partenariat avec Nvidia pour intégrer l’IA dans ses produits.
- Le Trésor public espagnol a vendu 4,975 milliards d’euros d’obligations à court terme, avec un intérêt marginal supérieur et dépassant 2 % dans le dernier cas.
- Les actions de Séoul montent suite à la confirmation par les États-Unis de la réduction des impôts sur les véhicules sud-coréens de 25 % à 15 %.
Bon à Savoir
- La Réserve fédérale des États-Unis a souvent influencé les marchés mondiaux avec ses décisions concernant les taux d’intérêt.
- L’inflation dans la zone euro est surveillée de près par la BCE, car elle impacte directement la politique monétaire.
- Le secteur bancaire reste un pilier important pour les indices boursiers, notamment lors de périodes d’incertitude économique.
- Le bitcoin et les cryptomonnaies continuent d’être très volatils et soumis à divers facteurs externes.
- Les impacts des décisions économiques américaines se font sentir alors qu’elles interfèrent souvent avec les marchés européens et asiatiques.
Dans cette période où l’incertitude règne, il est crucial d’explorer la nature cyclique des marchés financiers, le comportement humain à travers l’angoisse économique, et la recherche de solutions durables. Les fluctuations boursières, bien que parfois tumultueuses, révèlent la résilience des acteurs économiques, mais posent également la question de l’équilibre entre risque et opportunité. Ainsi, il est essentiel de rester vigilant et de garder une perspective à long terme face aux aléas financiers.