Gaz à 666 $ en Finlande : une alerte qui fait frémir !
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La hausse des prix du gaz en raison des vagues de froid en Europe et aux États-Unis

Les températures glaciales en Europe et aux États-Unis ont provoqué une montée des prix du gaz. Les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis ont connu une baisse temporaire, mais les efforts pour rétablir la situation sont en cours.

Les usines de GNL américaines, qui sont devenues des fournisseurs clés pour l’Europe depuis l’année dernière, s’efforcent de reprendre leur production après une tempête arctique. Jusqu’au 25 janvier, les livraisons dépassaient 500 millions de mètres cubes par jour, mais ont chuté à près de 300 millions dans les jours suivants. Cependant, selon les données de RonhEnergy, la situation commence à s’améliorer.

En effet, le 27 janvier, les livraisons de gaz ont augmenté à 461 millions de mètres cubes, puis ont atteint 484 millions le 28 janvier.

D’après Wood Mackenzie, la production de gaz aux États-Unis était encore inférieure à la normale de 10 % le 28 janvier, soit environ 340 millions de mètres cubes par jour. La baisse concerne principalement le bassin permien au Texas et Haynesville en Louisiane, où se situent également les usines de GNL.

Le rapport de RonhEnergy indique que la production de GNL a été affectée dans toutes les usines. Il semble que la production soit en voie de rétablissement, tout comme l’extraction de gaz, qui avait été perturbée en raison des gelées. Actuellement, le temps glacial ne se manifeste qu’à des heures nocturnes dans certaines régions, comme le Texas.

Les livraisons de GNL commencent à se stabiliser, même si le 27 janvier, le prix de gros du gaz sur le marché Henry Hub avait atteint 264 $ pour 1000 mètres cubes, avec des pics allant jusqu’à 3500 $ dans certaines zones. Cela a incité les États-Unis à importer du GNL. Selon Reuters, BP et Shell ont expédié au moins quatre cargaisons provenant de leur projet à Trinité-et-Tobago, dont deux vers les terminaux d’exportation Elba et CovePoint.

Cependant, aujourd’hui, les prix ont chuté de moitié, se maintenant à un niveau inférieur à 136 $ durant la journée de négociation.

La situation gazière aux États-Unis, où la consommation intérieure augmente en raison du froid, suscite des préoccupations en Europe. Le GNL d’outre-Atlantique est devenu une source essentielle pour les pays de l’UE, et les interruptions de livraison représentent un nouveau défi à surmonter.

Le froid en Europe incite également les pays à puiser activement dans leurs réserves, réduisant le niveau de remplissage à 43 % fin janvier. Un an auparavant, ces réserves étaient supérieures de 13 milliards de mètres cubes, ce qui influe également sur les prix. En Allemagne, les prix dépassent 500 $ depuis une semaine, tandis qu’en Finlande, ils ont atteint 666 $ hier. Les pays baltes se rapprochent de ces niveaux, avec des prix en Lituanie et en Lettonie atteignant 623 $, selon les données de l’EEX.

L’évolution de la situation demeure incertaine, d’autant plus que de nouvelles vagues de froid arctique, surnommées « Bête de l’Est », sont attendues en Europe, et devraient durer jusqu’à la mi-semaine prochaine.

Bon à Savoir

  • Les Etats-Unis ont renforcé leurs capacités de production de GNL au cours de l’année précédente.
  • Le GNL représente une part croissante des importations énergétiques de l’Europe.
  • La consommation de gaz domestique augmente en période de froid, ce qui peut entraîner des pénuries.
  • Le marché du gaz est sujet aux fluctuations en fonction des conditions météorologiques, tant aux États-Unis qu’en Europe.

La situation actuelle nous amène à réfléchir sur notre dépendance aux énergies fossiles, en particulier dans un climat de tensions géopolitiques et de changements climatiques. Devons-nous continuer à compter sur des ressources limitées et sujettes à des aléas, ou est-il temps d’accélérer la transition vers des alternatives plus durables ? Ce dilemme reste au cœur des débats sur l’avenir énergétique de nos sociétés.



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