Le prix du pétrole devrait rester au-dessus de 100 dollars le baril de Brent en mars, avant de redescendre à 85 dollars en avril. C’est ce que prévoit Goldman Sachs dans une publication récente, en tenant compte de la volatilité des prix de l’énergie due à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, aux attaques iraniennes sur les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient, ainsi qu’au blocage du détroit d’Ormuz.
Les contrats à terme sur le Brent, référence en Europe, affichent déjà ce prix ce vendredi, avec une hausse de plus de 7% sur la semaine. Lundi, le baril avait atteint 119,50 dollars, son plus haut niveau depuis la mi-2022. Avant le conflit, le prix était de 73 dollars.
Vers une fin d’année entre 70 et 90 dollars : ça dépend de la durée du conflit
Selon Goldman Sachs, le scénario le plus probable est que le prix du brut baisse progressivement pour atteindre la fourchette basse de 70 dollars d’ici la fin de l’année. Toutefois, l’institution prévient qu’une interruption prolongée du supply en provenance du golfe Persique pourrait faire grimper les prix, les amenant à des sommets.
La clé réside dans la durée : combien de temps l’Iran maintiendra-t-il fermé ce passage stratégique en réponse à l’attaque menée par les États-Unis et Israël le 28 février, qui a coûté la vie à son dirigeant suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Par le détroit d’Ormuz transite un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et gaz naturel, et si la situation perdure pendant deux mois, le prix moyen du baril de Brent pourrait atteindre 93 dollars au quatrième trimestre, contre 71 dollars en cas de crise plus courte. Les prévisions précédentes tablaient sur un finish à 66 dollars.
La veille, l’Agence Internationale de l’Énergie avait également tiré la sonnette d’alarme, indiquant que nous assistons à la “plus grande interruption de l’approvisionnement” en pétrole de “l’histoire”. Dans son rapport sur le marché de mars, elle a évalué la réduction du flux mondial à huit millions de barils par jour, contre 20 millions auparavant. La libération de 400 millions de barils de son stock stratégique n’est qu’une mesure temporaire, sans résolution rapide du conflit.
Bon à Savoir
- Les fluctuations des prix du pétrole sont fortement influencées par des événements géopolitiques.
- La dépendance énergétique des nations peut provoquer des tensions sur le marché mondial.
- Le détroit d’Ormuz est un point névralgique pour le commerce mondial de pétrole.
- Les réserves stratégiques de pétrole jouent un rôle crucial dans la stabilisation des marchés en période de crise.
- Les prévisions sur le prix du pétrole peuvent changer rapidement en fonction des développements régionaux.
En somme, la situation actuelle dans le Moyen-Orient souligne l’importance des relations internationales et leur impact direct sur les marchés énergétiques. Ce contexte est une invitation à réfléchir sur les conséquences des conflits géopolitiques sur les économies mondiales et les choix énergétiques des pays. La volatilité des prix pourrait-elle inciter à une transition plus rapide vers des sources d’énergie alternatives et durables ? Un débat à envisager avec sérieux, tant les enjeux sont cruciaux pour l’avenir de notre planète.