Investissements publics : Une baisse attendue pour le reste de l'exercice 2026 après un premier semestre à plein régime, selon Morgan Stanley
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New Delhi [Inde], le 13 janvier : Les dépenses d’investissement (capex) du gouvernement central devraient ralentir dans le reste de l’exercice financier 2026, la majeure partie des dépenses ayant été anticipée au cours des six premiers mois, selon un rapport de Morgan Stanley.

Du point de vue cyclique, le rapport indique qu’une part conséquente de l’allocation annuelle a d’ores et déjà été utilisée, ce qui pourrait entraîner une diminution du rythme des dépenses dans les mois à venir.

Le rapport précise : « Nous anticipons un ralentissement des capex du gouvernement central pour le reste de l’exercice FY26, étant donné que ces dépenses ont été largement concentrées dans la première moitié de l’exercice. »

Il est mentionné que les dépenses d’investissement du gouvernement central ont atteint 6,6 lakh crores de roupies (trillions) durant la période d’avril à novembre 2025, soit environ 58,7 % de l’objectif budgété pour l’année complète. Cela représente des dépenses de 3,4 % du PIB, contre 2,7 % du PIB lors de l’exercice précédent, montrant un fort élan dans la première partie de l’année budgétaire.

Pour le budget FY2025-26 (d’avril 2025 à mars 2026), le gouvernement a prévu une dépense d’investissement capitale notable de 11,21 lakh crores de roupies.

Le rapport souligne qu’environ 55 % des dépenses d’investissement du gouvernement central ont été consacrées aux infrastructures routières et ferroviaires, illustrant une attention continue envers la création d’infrastructures et la connectivité. Ces secteurs demeurent des moteurs clés de l’investissement public cette année.

Du côté des gouvernements régionaux, Morgan Stanley a noté que les dépenses en capital demeurent stables. Celles-ci représentent environ 1,7 % du PIB pour FYTD26, similaire à l’année précédente. Cependant, les dépenses d’investissement au niveau des États ont augmenté d’une moyenne de 13 % d’année en année, suggérant une expansion modérée mais soutenue.

Les entreprises publiques centrales (CPSE) affichent également un dynamisme solide en matière de dépenses d’investissement. Le rapport indique que le capex des CPSE a atteint 64 % de son objectif FYTD26 (avril-novembre), enregistrant une croissance de 14 % par rapport à l’année précédente.

Cette croissance est soutenue par les performances robustes des chemins de fer indiens et de l’Autorité nationale des autoroutes de l’Inde (NHAI). Le rapport ajoute que les capex des CPSE sont bien positionnés pour dépasser les performances de l’année dernière.

Bien que les dépenses d’investissement du gouvernement central puissent ralentir dans les mois restants de FY26, le rapport met en avant des perspectives améliorées pour les dépenses d’investissement privées, en citant plusieurs facteurs favorables, y compris les mesures fiscales et monétaires qui stimulent la croissance de la consommation, ainsi qu’une montée en puissance des actions politiques pour répondre aux défis structurels tels que les nouveaux codes du travail.

Bon à Savoir

  • Les capex du gouvernement central comptent pour une part significative des dépenses publiques.
  • Le secteur des infrastructures reste un axe prioritaire pour les investissements gouvernementaux.
  • Les performances des entreprises publiques sont essentielles pour le dynamisme économique.
  • Un équilibre entre les dépenses publiques et privées est crucial pour maintenir une croissance économique soutenue.
  • Les nouvelles régulations, comme les codes du travail, peuvent influencer positivement l’environnement d’investissement.

En somme, l’évolution des dépenses d’investissement, tant publiques que privées, soulève des interrogations quant à la capacité des gouvernements à anticiper et à répondre aux besoins d’infrastructures et de croissance. Ce dilemme économique nous pousse à réfléchir sur l’importance d’un cadre budgétaire adaptable, capable d’équilibrer les enjeux immédiats et les ambitions à long terme. Les choix faits aujourd’hui détermineront la trajectoire économique de demain, et leur impact sur la société devrait être au cœur de chaque décision politique.



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