La confiance des consommateurs au Royaume-Uni s'effondre pendant la guerre en Iran, selon le secteur de la vente au détail !
Voter pour ce post

La confiance des consommateurs au Royaume-Uni a subi un “effondrement” depuis le début du conflit en Iran, selon une récente étude du British Retail Consortium (BRC).

La hausse des prix de l’énergie, provoquée par la quasi-fermeture du détroit d’Hormuz et les attaques sur les infrastructures de la région, suscite des inquiétudes concernant une inflation plus élevée et une croissance ralentie dans les pays importateurs de pétrole.

Lorsqu’on leur a demandé de s’exprimer sur l’état de l’économie britannique pour les trois mois à venir, 64 % des répondants à une enquête ont déclaré s’attendre à une détérioration. À peine 11 % ont estimé que la situation s’améliorerait. Le solde résultant de -53 % représente une chute brutale par rapport au -20 % enregistré un mois plus tôt.

Les adultes britanniques interrogés par Opinium pour le BRC entre le 10 et le 13 mars se montrent également beaucoup plus pessimistes quant à leur situation financière personnelle, avec un solde négatif de -17, contre -6 en février.

Helen Dickinson, directrice générale du BRC, a déclaré : « La confiance des consommateurs s’est effondrée alors que le conflit au Moyen-Orient laissait entrevoir une hausse de l’inflation dans les mois à venir. Juste au moment où l’économie commençait à voir une amélioration de l’inflation, l’augmentation des prix de l’énergie à l’échelle mondiale est particulièrement malvenue pour les entreprises et les familles. »

Les analystes ont rapidement ajusté leurs prévisions de croissance du Royaume-Uni pour 2026, très inquiets que des prix de l’énergie accrus – déjà visibles dans les stations-service – incitent des consommateurs anxieux à réduire leurs dépenses.

Les nouvelles concernant cette forte baisse de la confiance des consommateurs sont apparues alors que des chiffres officiels indiquaient que le taux d’inflation restait stable à 3 % en février, avant que la guerre ne bouleverse les attentes.

Le mois dernier, la Banque d’Angleterre espérait un retour de l’inflation à l’objectif de 2 % fixé par le gouvernement au printemps, ouvrant la voie à des baisses de taux d’intérêt. Cependant, la réunion du comité de politique monétaire de la semaine dernière a décidé de maintenir les taux d’intérêt, suggérant que la prochaine décision pourrait être une hausse.

La légère diminution de l’inflation des prix alimentaires a influencé les données de février, principalement grâce à la baisse des prix de l’huile d’olive, de la farine et des pizzas. La Food and Drink Federation (FDF) a averti que cette situation était probablement « le calme avant la tempête ».

Karen Betts, directrice générale de la FDF, a ajouté : « Plus le conflit au Moyen-Orient perdure, plus son impact sur les prix alimentaires sera important. Avec l’inflation des prix alimentaires déjà supérieure aux moyennes historiques, l’augmentation des coûts de l’énergie, des carburants maritimes et des fertilisants exercera une pression supplémentaire sur les prix. »

Lors de l’annonce du chiffre d’inflation constant de 3 % pour février, l’Office for National Statistics a précisé que les hausses de prix pour certains produits comme les vêtements avaient été compensées par des baisses ailleurs.

Grant Fitzner, économiste en chef de l’ONS, a précisé : « Le principal moteur à la hausse était le prix des vêtements, ayant augmenté ce mois-ci alors qu’il avait baissé l’année précédente. Cela a été contrebalancé par la baisse des coûts des carburants, les prix ayant été relevés avant le début du conflit au Moyen-Orient et la hausse subséquente des prix du pétrole brut. »

Les prix des carburants ont significativement augmenté depuis le début de la guerre. Le RAC a signalé à la fin de la semaine dernière qu’un litre de sans plomb avait grimpé de 12 pence, soit 9 %.

La chancelière, Rachel Reeves, a déclaré mardi que le Trésor préparait des plans d’urgence au cas où le gouvernement déciderait d’intervenir pour protéger les consommateurs des hausses des prix de l’énergie plus tard dans l’année. Elle a précisé que tout plan de sauvetage impliquerait une aide ciblée pour les foyers les plus nécessiteux, et non des aides générales pour tous les consommateurs d’énergie.

Shevaun Haviland, directrice générale de la British Chambers of Commerce, incitera les entreprises membres à continuer de chercher des opportunités d’exportation malgré le sombre climat économique mondial. Elle soulignera : « L’économie mondiale est impactée par le conflit au Moyen-Orient. Les routes commerciales sont gravement perturbées ; les coûts de l’énergie et les prix globaux explosent. L’impact de cette guerre est profond. Mais dans un monde plus incertain, la réponse n’est pas de se replier, mais d’élargir nos connexions, d’ouvrir plus de portes et de commercer davantage, pas moins. »

Bon à Savoir

  • La confiance des consommateurs est un indicateur clé de l’état économique général.
  • Les tensions géopolitiques peuvent influencer les marchés mondiaux, notamment les coûts de l’énergie.
  • Une économie stable peut être mise en péril par des événements imprévus, nécessitant des ajustements rapides des prévisions économiques.
  • Des mesures ciblées peuvent être plus efficaces que des aides globales pour soutenir les ménages en difficulté.
  • La flexibilité des entreprises face aux défis externes est cruciale pour maintenir la croissance économique.

La situation actuelle souligne l’interconnexion entre les conflits internationaux et les économies locales. Ce phénomène invite à réfléchir sur la capacité d’adaptation des sociétés face à des crises géopolitiques. Loin de se limiter à des statistiques, l’impact humain et social de ces événements questionne notre modèle de consommation et nos choix en matière de durabilité et d’entraide.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *