Le pétrole grimpe de plus de 31 % depuis le début de la guerre en Iran, mais reste inébranlable malgré le cessez-le-feu !
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Le prix du baril de pétrole brent, référence en Europe, a augmenté de plus de 31 % depuis le début du conflit en Iran, atteignant 95,2 dollars, bien que, mercredi dernier, il ait chuté de plus de 16 % suite à l’annonce d’un cessez-le-feu par les États-Unis.

Durant la même période, depuis le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont décidé d’attaquer l’Iran, le pétrole de Texas, connu sous le nom de West Texas Intermediate (WTI), référence aux États-Unis, a grimpé de 44 %, atteignant 96,57 dollars.

Le prix le plus élevé atteint par le brent au cours de ces six semaines a été le 9 mars, en clôturant à 119,5 dollars, tandis que le WTI a atteint son maximum le 7 avril, juste avant le cessez-le-feu, à 117,63 dollars.

Cependant, l’optimisme suscité par l’annonce du retour au calme et la réouverture du détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce mondial de pétrole et de gaz, a conduit le brent à perdre plus de 16 % en une séance, tombant à 90,4 dollars.

Par la suite, des doutes concernant la trêve ont poussé le brent à remonter de près de 4 % jeudi, et vendredi, alors que les pourparlers en vue de mettre fin au conflit commençaient au Pakistan, le pétrole a baissé de 0,75 %, clôturant à 95,2 dollars.

Dans le même ordre d’idées, le WTI a également connu une chute de plus de 16 % mercredi, atteignant 94,41 dollars pour le baril, bien qu’il ait connu une hausse de 3,66 % jeudi, suivie d’une baisse de 1,33 % vendredi, pour terminer la semaine à 96,57 dollars.

Selon les experts consultés, l’évolution des prix du pétrole dans les jours à venir sera étroitement liée aux négociations qui s’ouvriront ce week-end au Pakistan, dans le but de parvenir à un accord entre les États-Unis et l’Iran.

Prix des carburants

L’une des premières conséquences de l’augmentation des prix du pétrole est son impact sur le coût des carburants, bien que cela ne représente qu’un peu moins de la moitié du prix de la gasoline et du diesel.

Selon les données du Ministère de la Transition Écologique et du Défi Démographique du Gouvernement espagnol, en 2025, 49,1 % du prix de la gasolina et 44 % du diesel correspondent à des taxes, le reste étant composé du prix du pétrole, du coût de raffinage et de la marge de la compagnie distributrice.

Ainsi, lorsque le prix du baril de pétrole augmente, cela impacte rapidement le prix de la gasoline et du diesel, mais lorsque le prix baisse, cela se sent beaucoup plus lentement, ce qui est désigné comme l’effet ‘roquette et plume’.

Au début du conflit en Iran, le litre de gasoline en Espagne coûtait en moyenne 1,478 euros, et avec l’escalade des hostilités, il a grimpé à 1,796 euros. Cela a conduit le gouvernement à réduire la TVA sur les carburants, de 21 % à 10 %. Aujourd’hui, le prix moyen est de 1,57 euros.

Pour le diesel, le prix moyen avant l’attaque en Iran était de 1,43 euros le litre, il a atteint 1,94 euros, et se trouve à environ 1,90 euros ces derniers jours.

Bon à Savoir

  • Les fluctuations du prix du pétrole sont souvent influencées par des événements géopolitiques.
  • Les taxes représentent une part significative du coût final des carburants.
  • Le mécanisme de prix du pétrole est souvent caractérisé par un ajustement rapide à la hausse et un ajustement plus lent à la baisse.
  • Les tensions diplomatiques continuent d’influencer les marchés énergétiques mondiaux.

Ce constat nous amène à réfléchir aux dynamiques entre le marché de l’énergie et le contexte géopolitique. Au-delà des chiffres, se pose la question de la durabilité de notre dépendance aux combustibles fossiles. Comment imaginer un avenir énergétique moins volatile et plus équilibré face à ces incertitudes ? Une telle réflexion invite à la fois à l’analyse critique et à l’innovation dans la recherche d’alternatives viables.



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