Données du Japon
Augmentation des Faillites
Selon un rapport de Tokyo Shōkō Research, le nombre de faillites d’entreprises au Japon a atteint 10 300 en 2025, marquant une hausse de 2,9 % par rapport à l’année précédente. C’est le niveau le plus élevé depuis 2012, avec deux années consécutives où le total a dépassé les 10 000. Parmi les entreprises déclarant faillite, on trouve la société cotée Alt, spécialisée dans le développement de l’intelligence artificielle, suite à des irrégularités comptables. Cependant, la somme totale des dettes a diminué de 32 % pour s’établir à 1,6 trillion de yens, de nombreuses faillites concernant des microentreprises avec des dettes inférieures à 100 millions de yens. C’est la première fois en quatre ans que le total des dettes est tombé en dessous de 2 trillions de yens.
Les faillites causées par des pénuries de main-d’œuvre ont atteint un nouveau record, alors que les salaires augmentaient et que les entreprises avaient du mal à attirer des employés. La dépréciation du yen, avec un dollar s’élevant temporairement à plus de 158 yens en 2025, et l’augmentation des coûts d’importation ont entraîné une hausse des faillites dues à l’augmentation des prix pour la troisième année consécutive.
Par secteur, le nombre de faillites a augmenté dans 7 des 10 catégories, avec des baisses uniquement dans le commerce de gros, la finance/assurance, et le transport. L’industrie des services a enregistré le plus grand nombre de faillites, soit 3 478, et les faillites ont également augmenté dans sept des neuf régions, à l’exception de Hokkaidō et Chūgoku.
Tokyo Shōkō Research prévoit qu’en 2026, “les inquiétudes comprennent la hausse des taux d’intérêt suite à l’augmentation des taux de la Banque du Japon, les impacts des tarifs imposés par Trump et l’érosion des relations avec la Chine.” Une augmentation progressive des faillites est attendue jusqu’en mars de cette année, marquant la fin de l’exercice fiscal 2025.
Bon à Savoir
- Le secteur des services est le plus touché par les faillites au Japon.
- De nombreuses entreprises affectées sont des microentreprises.
- La dépréciation du yen a un impact significatif sur les coûts d’importation.
- Les pénuries de main-d’œuvre accentuent les difficultés des entreprises.
- Le rapport met en lumière des secteurs moins touchés comme la finance et le transport.
Cette situation soulève des questions sur la résilience économique du Japon face aux défis globaux. L’évolution des faillites pourrait-elle annoncer un redressement nécessaire ou au contraire, révéler des fragilités structurelles plus profondes dans l’économie japonaise ? La dynamique entre l’inflation, les salaires croissants et les relations internationales mérite une réflexion approfondie sur les choix économiques futurs du pays.