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Les marchés européens ont ouvert en baisse lundi, les investisseurs restant prudents face à la hausse des prix du pétrole et aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Au moment où nous rédigeons, le DAX allemand était en baisse d’environ 0,41 %, le FTSE 100 accusait une légère baisse de 0,1 % et le CAC 40 français reculait également de 0,21 %.
Ce départ négatif s’inscrit dans un contexte de pertes en Asie, où les actions ont principalement chuté durant la nuit, alimentées par des préoccupations liées à la flambée des prix du pétrole et aux risques d’escalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran.
“La durée du conflit est la principale inquiétude depuis les premiers jours, et les rapports faisant état de près de 50 000 soldats américains dans la région impliquent qu’une invasion terrestre pourrait être imminente, malgré les assurances du Président dans le sens opposé et les dénialis platement provenant d’Iran,” a expliqué Richard Hunter, responsable des marchés chez Interactive Investor, dans un commentaire par écrit.
“À mesure que la guerre perdure, le coût et le temps de rétablissement des dégâts vont augmenter, ce qui pourrait signifier que le prix du pétrole demeure élevé plus longtemps, exerçant une pression inflationniste globale,” a-t-il ajouté.
Les baisses des marchés suivent une semaine difficile à Wall Street, marquant ainsi la cinquième semaine consécutive de pertes — une séquence inédite depuis près de quatre ans.
“Les marchés boursiers américains ont subi une pression soutenue, le S&P 500 ayant chuté de 2,1 % sur la semaine et le Nasdaq 100 de 3,2 %. Le Dow Jones s’est mieux maintenu, avec une baisse de 0,9 % due à son exposition moins marquée aux technologies. Le Nasdaq 100 et le Dow Jones sont officiellement en territoire de correction après avoir enregistré des baisses de plus de 10 % par rapport à leurs sommets respectifs,” a commenté Fabien Yip, analyste de marché chez IG.
Les marchés Asie-Pacifique en baisse durant la nuit
Le Nikkei 225 du Japon a chuté de 4,5 % lors des premières cotations, l’indice S&P/ASX 200 de l’Australie a baissé de 1,2 %, et le Kospi de Corée du Sud a reculé de 3,2 %. L’indice Hang Seng de Hong Kong a décliné de 1,7 %, tandis que le Composite de Shanghai est tombé de 0,7 %.
Les inquiétudes des investisseurs sont particulièrement vives en raison du risque d’interruption d’accès au détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour les expéditions mondiales de pétrole.
Le brut Brent a franchi la barre des 116 dollars le baril lors des premiers échanges, marquant une augmentation de plus de 50 % depuis le début du conflit iranien le 28 février. Les prix étaient légèrement supérieurs à 70 dollars le baril au moment du déclenchement de la guerre. Le brut américain était également en hausse, avoisinant 101 dollars le baril, ce qui témoigne d’une volatilité continue sur les marchés énergétiques mondiaux.
Cette montée des prix coïncide avec les déclarations du Président américain Donald Trump, qui a évoqué la possibilité que des forces américaines s’emparent de l’île de Kharg, le principal terminal pétrolier d’Iran dans le golfe Persique. “Peut-être que nous prendrons l’île de Kharg, peut-être que nous ne le ferons pas. Nous avons beaucoup d’options,” a déclaré Trump. Il a ajouté : “Cela signifierait aussi que nous devrions y rester un certain temps.”
Interrogé sur les défenses iraniennes sur cette île, il a répondu : “Je ne pense pas qu’ils aient des défenses. Nous pourrions la prendre très facilement.”
Les États-Unis ont déjà lancé des frappes aériennes qu’ils prétendent viser des positions militaires sur l’île. L’Iran a menacé de lancer une invasion de pays arabes du Golfe et de nouvelles attaques si des troupes américaines foulent son territoire.
Par ailleurs, les ministres des Finances, de l’Énergie et les gouverneurs des banques centrales du G7 doivent tenir une réunion d’urgence aujourd’hui pour discuter du conflit et de ses conséquences. Ce sera la quatrième réunion ministérielle depuis le début de la guerre en Iran.
Bon à Savoir
- Les marchés financiers sont sensibles aux annonces politiques et militaires, ce qui peut influencer leur stabilité.
- Les fluctuations des prix des matières premières, en particulier du pétrole, ont un impact direct sur l’économie mondiale.
- Les investisseurs doivent surveiller les développements géopolitiques pour anticiper les mouvements du marché.
- La situation actuelle pourrait nécessiter une réévaluation des portefeuilles d’investissement pour atténuer les risques.
En somme, l’état actuel des marchés est révélateur des interconnexions entre les événements géopolitiques et l’économie globale. À mesure que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient, il est crucial de s’interroger sur l’impact à long terme de ces crises sur notre mode de vie et nos choix d’investissement. La stratégie à adopter devra impérativement intégrer une vision globale et anticipatrice.