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Les entreprises font face à une inflation des coûts à son niveau le plus élevé depuis le chaos budgétaire de Liz Truss en avril, alors que les répercussions de la guerre en Iran continuent d’affecter l’économie.
Une augmentation rapide des prix des matières premières a entraîné une hausse des coûts dans le secteur manufacturier, tandis que le secteur des services – considéré comme le moteur de l’économie, représentant plus de 80 % du PIB – a subi les plus fortes pressions.
Le dernier indice des directeurs d’achat (PMI) de S&P Global révèle que la hausse des prix du carburant a entraîné l’augmentation la plus significative de l’inflation des coûts dans le secteur des services depuis le début des enregistrements en juillet 1996.
Cette situation survient après que les prix du pétrole aient atteint un sommet de 118 $ au milieu de la guerre entre les États-Unis et Israël avec l’Iran, alors que la circulation à travers le détroit d’Hormuz – point névralgique où transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole – a été interrompue.
Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence, a commenté: « Les prix ont fortement grimpé à un rythme sans précédent en dehors de la pandémie, indiquant que l’inflation pourrait augmenter plus que prévu par de nombreux experts. »
Il a également souligné que cette hausse des prix n’était pas uniquement due à des coûts énergétiques en forte hausse, mais aussi à l’augmentation des charges imposées sur une grande variété de biens et de services, souvent aggravées par des inquiétudes liées à l’offre.
Les pertes d’emplois se poursuivent pour le dix-neuvième mois consécutif
Rachel Reeves a lancé un paquet de soutien afin d’atténuer les coûts énergétiques croissants pour les entreprises plus tôt ce mois-ci. Le plan, que le gouvernement affirme réduire les factures des entreprises jusqu’à 25 %, ne sera opérationnel qu’à partir de l’année prochaine, bien que le Chancelier ait déclaré que le soutien serait retroactivement appliqué à ce mois-ci.
En dépit des préoccupations liées aux coûts, le PMI global a enregistré un chiffre de 52,0, en hausse par rapport à 50,3, restant ainsi au-dessus de la barre neutre de 50,0 qui indique si un secteur est en croissance.
Cela a également dépassé les attentes, les analystes prévoyant un chiffre de 49,8 pour le mois.
L’économie britannique a manifesté un regain de dynamisme en avril après que les premiers impacts de la guerre au Moyen-Orient aient ralenti la croissance en mars. Toutefois, cette embellie s’accompagne de précautions,” a noté Williamson.
“L’amélioration du taux d’expansion traduit en partie un coup de pouce temporaire dû à une ruée vers les achats à la lumière de craintes de hausses de prix et de pénuries liées à la guerre.”
Cependant, la confiance des entreprises a été affectée par les tensions croissantes. Le PMI a enregistré une hausse des coûts de transport ainsi qu’un manque de confiance tant du côté des entreprises que des consommateurs en raison de contraintes sur la demande.
Les chiffres de l’emploi dans le secteur privé ont continué de diminuer pour le dix-neuvième mois consécutif, mais à un rythme plus lent que depuis octobre 2025.
“La baisse des effectifs reflète en partie un manque de pression sur la capacité des entreprises, comme l’indiquent les plus fortes diminutions des arriérés de travail observées au cours des cinq derniers mois,” a précisé le rapport.
Bon à Savoir
- Les tensions géopolitiques peuvent avoir des répercussions significatives sur l’économie locale et mondiale.
- Le secteur des services représente une part disproportionnée de la main-d’œuvre et du PIB d’un pays.
- Les fluctuations des prix des matières premières peuvent impacter les coûts des biens et services, entraînant des préoccupations inflationnistes.
- Le soutien gouvernemental en temps de crise économique peut être un facteur de stabilisation pour les entreprises.
- La confiance des entreprises et des consommateurs est essentielle pour le dynamisme économique.
Dans un monde interconnecté, la dynamique économique ne se résume pas uniquement à des chiffres. Les fluctuations au sein d’un secteur peuvent bouleverser des vies, et l’impact psychologique de ces changements sur la confiance collective mérite une attention particulière. Dans un contexte où l’incertitude règne, comment les acteurs économiques peuvent-ils anticiper et s’adapter ? Une réflexion sur la résilience face à l’adversité semble plus pertinente que jamais.