Une année record pour la banque : 34 milliards de bénéfices grâce à la guerre des hypothèques !
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La grande banque espagnole a clôturé 2025 avec un bénéfice net global de 34 milliards d’euros, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2024, marquant ainsi un troisième record annuel consécutif. Le secteur bancaire connaît un moment favorable, comme le montrent les résultats récemment dévoilés par diverses institutions, notamment Banco Sabadell. De plus, ce dernier a également atteint des niveaux inédits dans le domaine des hypothèques.

Dans l’ensemble, ces résultats encourageants reposent sur la robustesse des revenus, demeurant stables grâce à l’activité commerciale, malgré un environnement de taux d’intérêt bas. Par ailleurs, les établissements ont poursuivi leurs efforts en matière de contrôle des coûts via la digitalisation, ce qui a induit une amélioration générale de la rentabilité. Ce dynamique a renforcé les niveaux de rentabilité du secteur, atteignant des sommets inégalés depuis des années, et a conduit à une accélération de la rémunération des actionnaires, dont l’avenir reste à déterminer pour 2026.

À eux seuls, Santander et BBVA représentent 70 % de ces bénéfices. La banque cantabrique, avec 14,1 milliards d’euros, est également l’un des établissements qui a le plus accru ses profits, avec une croissance de 12 % par rapport à l’année précédente, devancée seulement par Bankinter qui a enregistré une hausse de 14,4 %, dépassant ainsi le seuil historique d’un milliard d’euros, sans inclure les résultats exceptionnel de 2021 liés à l’entrée en bourse de Línea Directa.

Le deuxième établissement qui contribue le plus à ce bénéfice du secteur est BBVA, qui, malgré avoir été le grand perdant de l’offre publique d’achat avortée sur Sabadell, a annoncé un résultat net de 10,5 milliards d’euros, soit une augmentation de 4,5 % par rapport à l’année précédente.

Cette semaine, Carlos Torres a défendu la position de l’institution basque, refusant de participer à la guerre hypothécaire que se livrent les banques. Il a confirmé que l’entité a signé en 2025 plus de prêts pour les entreprises et pour la consommation que pour l’achat de logements.

Limites à la concession de prêts hypothécaires

La guerre hypothécaire a en revanche affecté CaixaBank, bien qu’elle ait réalisé un record de 5,9 milliards d’euros, en hausse de 1,8 %. En plein essor immobilier, la banque a reconnu avoir constaté des pratiques indésirables sur le marché où certaines entités tirent les prix à la limite pour attirer des clients. Dans ce contexte, son directeur général, Gonzalo Gortázar, a exprimé son soutien à une surveillance du Banco de España pour examiner d’éventuelles limites à l’octroi de prêts hypothécaires.

Banco Sabadell, avec un bénéfice de 1,8 milliard d’euros en 2025, a enregistré une baisse de 2,8 % par rapport à l’année précédente. En excluant les impacts extraordinaires, son bénéfice aurait augmenté de 3,4 %. En Espagne, le portefeuille hypothécaire a augmenté de 5,2 % sur un an. La banque mise sur ce segment pour croître avec le marché, bien que le PDG, César González-Bueno, ait admis que ce type de crédit est actuellement « un produit de satisfaction immédiate ».

Unicaja, ayant réalisé un bénéfice net de 632 millions d’euros en 2025, soit une hausse de 10,3 % par rapport à l’année précédente, continuera de privilégier des « profils de risque et des scénarios de rentabilité raisonnables » pour ses offres hypothécaires. De son côté, Bankinter a également fait de ce produit son fer de lance sur le marché, affichant une croissance de 27 % de son portefeuille. Notons que la gestion des ressources en dehors du bilan a également connu une hausse significative, notamment avec les fonds d’investissement propres de la banque. Cette dynamique a propulsé Bankinter Gestion d’Actifs, qui a été la deuxième société de gestion en Espagne avec les plus fortes entrées nettes en fonds en 2025.

Bon à Savoir

  • Les banques espagnoles ont réussi à maintenir leur rentabilité malgré un environnement de taux de faible intérêt.
  • La digitalisation continue de jouer un rôle clé dans le contrôle des coûts et l’amélioration de l’efficacité.
  • La concurrence accrue sur le marché hypothécaire soulève des préoccupations quant à la responsabilité des pratiques de prêt des banques.
  • Les prévisions pour 2026 restent incertaines, notamment en ce qui concerne la répartition des bénéfices aux actionnaires.
  • Les stratégies d’octroi de prêts hypothécaires évoluent vers une plus grande prudence et des critères de sélection rigoureux.

En somme, alors que la banque espagnole jouit d’une période prolifique, les défis à venir soulèvent des questions cruciales sur la durabilité de ces succès. Dans un contexte économique en constante mutation, comment ces institutions peuvent-elles garantir un équilibre entre rentabilité et responsabilité auprès de leurs clients ? Une réflexion nécessaire qui mérite d’être approfondie.



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