Une des industries clés en Russie entre en mode survie !
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Les risques pour la stabilité financière des entreprises métallurgiques continuent d’augmenter au début de l’année 2026, et pour certains acteurs, la situation est déjà critique. C’est ce que rapportent les experts du Centre de développement stratégique (CDS) dans leur étude intitulée « Le refroidissement de l’acier ».

Selon les évaluations, le secteur est entré dans une phase de survie, à l’exception de trois grandes entreprises qui maintiennent une situation relativement normale : Severstal, NLMK et MMK. Par exemple, le groupe Mechel a dû fermer l’une de ses usines en février en raison de la chute de la demande.

Les principales causes de ces défis résident dans la baisse de la demande et des prix pour la plupart des produits de la métallurgie noire. Un maintien de conditions monétaires strictes, avec des taux d’intérêt élevés, conduira à une augmentation rapide des dettes. Les métallurgistes se verront ainsi contraints de solliciter les banques pour la restructuration de leurs dettes afin d’éviter des faillites massives.

Le CDS estime que la rentabilité des entreprises du secteur a chuté en moyenne de 50 %, s’élevant à 9,6 %, un taux inférieur à celui des crédits. Au cours des onze premiers mois de 2025, les entreprises du secteur ont augmenté de 25 % leurs emprunts, atteignant 2,7 trillions de roubles, bien que leur portefeuille de crédits ait crû de seulement 1,6 %, à 3,5 trillions de roubles.

Cette forte augmentation des emprunts, dans un contexte de stagnation de la dette, indique que les métallurgistes adoptent une stratégie de « colmatage des fissures », utilisant des emprunts à court terme pour maintenir leur fonds de roulement, plutôt que pour des investissements durables. Cette approche, compte tenu des taux d’intérêt, leur coûte cher et grève une part significative de leurs bénéfices.

Au début de l’année, la plupart des entreprises ont encore des fonds suffisants pour gérer leurs dettes, avec des actifs liquides dépassant leurs obligations. Cependant, cet écart se réduit rapidement et la marge de manœuvre de nombreux acteurs du marché pourrait être épuisée dans un futur proche.

En décembre, l’association « Acier russe » a sollicité le premier vice-premier ministre Denis Manturov pour qu’il reconsidère les taxes sur l’acier liquide. Les métallurgistes ont souligné que le secteur connaît l’un des crises les plus longues de son histoire, et qu’aucune amélioration n’est attendue pour 2026.

Cette semaine, le Centre d’analyse macroéconomique et de prévision à court terme a déclaré qu’un nouveau type de crise, associé aux « mauvais prêts », a émergé en Russie, provoquant une crise bancaire. Néanmoins, les experts comparent l’ampleur de ces événements comme modérée.

Bon à Savoir

  • La rentabilité des entreprises métallurgiques a été fortement impactée, atteignant seulement 9,6 %.
  • Mechel et d’autres entreprises font face à des fermetures d’usines à cause de la baisse de la demande.
  • Les emprunts à court terme augmentent, mais peuvent freiner les investissements à long terme.
  • Un grand nombre d’entreprises ont encore des liquidités pour gérer leurs dettes, mais la situation se tend rapidement.
  • L’impact des taux d’intérêt élevés sur la stratégie de financement des entreprises est préoccupant.

Dans un contexte économique incertain, la situation des entreprises métallurgiques soulève des interrogations sur la résilience du secteur. La dépendance à des emprunts de plus en plus courtisés pourrait entraîner une instabilité prolongée. Réfléchir aux stratégies à long terme pourrait non seulement impacter les acteurs de la métallurgie, mais aussi conditionner l’ensemble du paysage économique en Russie. Quelles solutions innovantes pourraient-elles envisager pour sortir de cette crise ?



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