Une perte de 214 millions de dollars liée aux activités de trading de GoldBod !
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Dr Gideon Boako, député de Tano North Dr Gideon Boako, député de Tano North

Dr Gideon Boako, député de Tano North, a récemment mis en garde contre l’apparition éventuelle de nouvelles pertes relatives à GoldBod dans les comptes audités de la Banque de Ghana, au-delà des 214 millions de dollars déjà rapportés par le FMI.

Lors d’une interview, il a déclaré que le rapport du FMI, daté de septembre 2025, mettait en lumière des pertes commerciales issues du programme « Or pour Réserves » et des activités d’intermédiation qui en découlent.

Il a averti que de futurs trimestres pourraient induire des pertes supplémentaires dans les comptes officiels, une fois l’audit de la Banque de Ghana publié.

« Les pertes proviennent de deux sources distinctes », a-t-il précisé. « La perte de 214 millions de dollars est liée aux activités commerciales de GoldBod. Mais il existe une autre part de la perte qui se manifestera dans les comptes audités de la BoG, et elle sera plus élevée. »

Dr Boako a explicité que ces pertes supplémentaires sont le résultat des opérations de la Banque de Ghana lors des transactions en cedis-dollars-or.

Il a critiqué le régime actuel, selon lequel des cedis sont collectés auprès des banques pour acheter de l’or à des taux Bloomberg, avant d’être revendus en dollars à un taux artificiellement rehaussé par la Banque de Ghana.

Le député attribue cette nouvelle perte aux six tonnes d’or supplémentaires stockées dans le coffre de la Banque de Ghana. Selon lui, en raison de l’utilisation d’un système de taux de change multiple, critiqué par le FMI, la Banque de Ghana acquiert l’or de réserve à un taux plus élevé sur Bloomberg tout en le conservant dans ses réserves à un taux inférieur de 10 % au taux Bloomberg. Cela conduit, selon Dr Boako, à une évaluation des auditeurs de la BoG en deçà du montant d’achat, entraînant ainsi des pertes de change.

« Le rapport du FMI a souligné que cette situation est préoccupante et continuera de générer davantage de pertes », a-t-il ajouté.

Il a conclu en précisant que ces chiffres émergents reflètent davantage le cadre politique que la conception opérationnelle de GoldBod.

Dr Boako estime que sans réformes du régime de change, une pression financière accrue sur la Banque de Ghana et GoldBod est inévitable.

Bon à Savoir

  • Le programme « Or pour Réserves » vise à renforcer les fonds de la Banque de Ghana.
  • La Banque de Ghana adopte un système de taux de change multiple, souvent controversé.
  • Les taux Bloomberg représentent une référence mondiale pour le prix de l’or.
  • Les opérations de change et d’or peuvent avoir des répercussions sur la stabilité économique d’un pays.
  • La transparence dans le reporting financier est essentielle pour instaurer la confiance.

Au-delà des pertes immédiates évoquées, la situation soulève des questions plus profondes sur l’impact des choix économiques sur la stabilité d’un État. La gestion des ressources financières nationales ne se limite pas à des opérations comptables mais engage des responsabilités envers l’ensemble de la population. Une réflexion sur l’équilibre entre interventionnisme et régulation peut fournir des pistes d’amélioration pour éviter que ces pertes ne deviennent une fatalité. Quelle place doit-on accorder à la transparence et à la responsabilité dans la gestion de nos ressources à l’ère des crises économiques ?



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