Le gouvernement de l’État de Borno a récemment soutenu 2 970 jeunes ayant terminé une formation professionnelle intensive dans l’État, en leur distribuant des kits de démarrage et des équipements d’une valeur de 2,05 milliards de ₦ pour les aider à créer leurs propres entreprises.
La cérémonie de remise des équipements a eu lieu mardi à l’Institut des Entreprises de Muna à Maiduguri, rassemblant des bénéficiaires venant de neuf instituts de formation professionnelle modernes établis à travers l’État.
Le gouverneur Babagana Umara Zulum, qui présidait l’événement, a souligné que l’autonomisation des jeunes et la protection des citoyens vulnérables demeurent des priorités centrales de son administration, notamment après plus d’une décennie d’insurrection qui a perturbé les moyens de subsistance et accru le chômage.
« Mesdames et messieurs, l’une des priorités cardinales de cette administration a été l’autonomisation des jeunes et la protection des membres vulnérables de notre société », a indiqué Zulum.
Il a rappelé que l’insurrection prolongée avait engendré des incertitudes économiques pour de nombreux jeunes, rendant essentiel pour le gouvernement d’introduire des interventions durables destinées à restaurer la dignité, créer des opportunités et reconstruire la capacité productive.
« Il est devenu impératif pour le gouvernement de mettre en œuvre des interventions durables visant à restaurer la dignité, créer des opportunités et reconstruire la capacité productive de notre population », a-t-il ajouté en félicitant les 2 970 diplômés.
Selon Zulum, depuis 2019, le gouvernement de l’État a établi cinq instituts de formation professionnelle à Muna, Mafa, Biu, Shani et Magumeri. De plus, neuf centres de formation professionnelle ont été réactivés, ainsi que trois écoles de reconversion professionnelle dédiées aux femmes et aux jeunes filles.
Les instituts offrent des formations dans des secteurs à forte demande tels que l’informatique, la plomberie, la construction, la couture, la soudure et d’autres métiers artisanaux. Le gouverneur a précisé que les inscriptions priorisent les individus vulnérables, en particulier ceux touchés par l’insurrection, afin d’améliorer leur employabilité et de favoriser leur indépendance économique.
Zulum a également révélé que son administration avait investi plus de 40 milliards de ₦ dans la création, la réhabilitation et l’équipement des instituts de formation professionnelle, des centres de formation et des écoles techniques à travers l’État de Borno.
Il a expliqué que cet investissement faisait partie d’une stratégie plus large visant à réduire le nombre de jeunes non scolarisés, à promouvoir l’autonomie et à développer une main-d’œuvre qualifiée capable de contribuer de manière significative à l’économie de l’État et du pays grâce à l’Éducation et à la Formation Techniques et Professionnelles (TVET).
Le commissaire à l’éducation, Engr Lawan Abba Wakilbe, a décrit cette initiative comme le fruit de l’engagement du gouverneur à doter les jeunes, les femmes et d’autres groupes vulnérables de compétences pratiques et entrepreneuriales.
L’événement a également vu la présence du secrétaire exécutif du Conseil national de l’éducation technique, Idris Bugaje, ainsi que de plusieurs sénateurs et hauts fonctionnaires du gouvernement.
Bon à Savoir
- Le programme d’autonomisation cherche à contrer les effets négatifs d’une longue période de conflit.
- Les formations proposées se concentrent sur des compétences pratiques à haut potentiel d’emploi.
- Une attention particulière est portée aux femmes et aux jeunes filles pour favoriser leur intégration économique.
- Le gouvernement de l’État de Borno poursuit une stratégie de réinvestissement dans l’éducation pour un développement durable.
- La création d’emplois grâce à la formation professionnelle est un enjeu majeur pour le futur de la région.
En observant cette initiative, il devient manifeste que l’éducation et l’autonomisation des jeunes sont des piliers essentiels pour la reconstruction d’une société durable. Les défis sont nombreux, mais les efforts déployés pour rétablir un climat de travail et d’apprentissage sont à saluer. Dans un monde où l’incertitude prédomine, la versatilité des compétences acquises ici pourrait bien transformer des vies et redéfinir les contours de l’économie locale. Comment allons-nous, collectivement, continuer à soutenir ces initiatives vitales pour l’avenir ?