Seulement 6 des 23 leaders du capital risque au Mexique sont des femmes, alerte Jimena Pardo de Hi Ventures !
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Des défis et des réussites : l’engagement des femmes dans le capital-risque

« Ayez des ambitions aussi grandes que celles des hommes », conseille Jimena Pardo à toutes les femmes impliquées dans l’industrie du capital-risque. Associée gestionnaire chez Hi Ventures, l’une des rares femmes co-dirigeantes d’une société de capital-risque au Mexique, Pardo est également l’une des pionnières de la technologie dans le pays.

En 2012, elle a cofondé Carrot, un service de location de voitures qui a rapidement multiplié son parc à 200 véhicules à Mexico. À cette époque, la notion de “startup” commençait tout juste à faire son apparition dans le lexique des affaires, mais Pardo se souvient avec précision : « C’est Federico, mon partenaire actuel, qui m’a donné le financement initial pour lancer l’entreprise, alors que le capital-risque commençait à peine à se développer au Mexique. »

Après sa sortie de Carrot, Federico Antoni, son mentor, lui proposa de l’accompagner dans l’évaluation des startups technologiques. En 2022, Pardo a pris le risque de quitter son poste chez Meta (Facebook) pour se consacrer pleinement à Hi Ventures. « Il n’y a pas d’autre société au Mexique où 50 % des associés gestionnaires sont des femmes », déclare-t-elle avec fierté.

Toutefois, elle considère son arrivé dans le domaine du capital-risque comme un pur hasard, affirmant que son parcours n’était pas d’origine financière. Ingénieure industrielle de formation, elle a dû étoffer son profil dans le secteur technologique, admettant qu’elle a dû acquérir de nombreuses connaissances en finance.

Bien que le capital-risque au Mexique ait connu une expansion notable ces dix dernières années, la représentation féminine dans les postes décisionnels demeure limitée, avec seulement 6 femmes parmi les 23 associés principaux des 20 fonds les plus actifs, révélant ainsi une importante disparité dans la prise de décisions financières. Jimena Pardo souligne que cette situation résulte de divers facteurs structurels et culturels, conduisant à une composition déséquilibrée des équipes d’investissement.

La faible représentation féminine dans ce secteur risque de perpétuer des stéréotypes dévalorisants. Pardo insiste sur la nécessité de femmes investissant dans d’autres femmes : « Nous devons nous concentrer sur l’émergence d’investisseuses prêtes à soutenir des projets qui diffèrent des standards traditionnels. »

Des entrepreneuses à succès

Pardo souligne également les réussites de femmes dans les startups technologiques, telles que Karen Serfaty et Gianina Rossi, qui ont récemment vendu leur entreprise Atlas, spécialisée dans la technologie des ressources humaines. Hi Ventures a également investi dans Apli, une entreprise de recrutement dirigée par Vera Makarov, vendue en 2025 à iCIMS.

Malgré les préjugés persistants, Pardo encourage les femmes entrepreneuses à se présenter devant les investisseurs avec des ambitions renouvelées et aspire à un écosystème où les hommes deviennent des alliés en soutenant l’ascension professionnelle des femmes.

Bon à Savoir

  • Le nombre de femmes entrepreneuses augmente, mais leur présence dans des rôles de décision est encore insuffisante.
  • Les conditions de travail au sein des sociétés de capital-risque sont souvent perçues comme biaisées en raison des environnements masculine-dominants.
  • Les campagnes de sensibilisation peuvent jouer un rôle clé pour inciter plus de femmes à rejoindre le secteur.
  • Le soutien de mentors masculins peut favoriser la confiance des femmes et leur succès professionnel.
  • De nouveaux modèles d’investissement qui valorisent les compétences des femmes sont en train de se développer.

En somme, tout en reconnaissant les défis qui persistent, il est essentiel de s’interroger sur les transformations nécessaires pour favoriser une inclusion véritable des femmes dans le capital-risque. Comment les entreprises peuvent-elles évoluer pour être plus réceptives aux initiatives féminines ? Quelles stratégies peuvent être mises en œuvre pour encourager la diversité à tous les niveaux décisionnels ? Le débat est ouvert, et l’avenir des investissements dépend de ces réflexions.



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