Subventions et remboursements : propulsez les PME vers la réussite !
Voter pour ce post

Les Frères Nahas : Une Expansion Alimentée par l’Innovation

Lorsque Peter et Tony Nahas ont pris les rênes de la société familiale Mezza en 2012, leur objectif était clair : étendre leur entreprise au-delà de la région de l’Atlantique canadien. Fondée à Halifax en 1989 par leur père Elias, un immigrant libanais, Mezza avait démarré modestement avec un seul kiosque et avait progressivement ouvert plusieurs établissements.

Pour concrétiser leur projet d’expansion, les frères se sont confrontés à un défi majeur : trouver un fournisseur fiable pour leurs produits méditerranéens. « Personne ne pouvait produire notre houmous à grande échelle. Ni nos navets marinés ou notre shawarma de poulet préparé avec notre mélange d’épices », explique Peter Nahas. Bien qu’il existât des producteurs en Ontario et dans l’Ouest, les coûts d’expédition se révélaient prohibitifs. L’alternative était de se lancer dans la production, nécessitant toutefois un investissement conséquent.

Une partie de la solution s’est présentée sous la forme des subventions à l’innovation d’Invest Nova Scotia, l’agence de développement économique de la province, qui a financé jusqu’à 1,24 million de dollars sur un projet de 5,8 millions pour une installation à Dartmouth, N.-É., qui ouvrira ses portes en 2024.

Cet espace de 1 400 mètres carrés comprendra un bureau à l’avant, portant la couleur emblématique de Mezza, et un atelier de production où les poitrines de poulet seront préparées mécaniquement pour le shawarma.

Avec la certification fédérale obtenue, Mezza se lance dans sa plus grande aventure : un contrat de franchise de 15 unités pour pénétrer le marché ontarien, avec l’ouverture de la première succursale à Windsor prévue pour début 2026. Un établissement vient également d’ouvrir à Calgary, avec un regard tourné vers Edmonton et la Colombie-Britannique.

« Cela nous permet de rivaliser en toute confiance, en offrant notre produit dans toute le Canada », ajoute M. Nahas.

À l’autre bout du pays, à Sechelt, en Colombie-Britannique, deux amies, Jess Devenport et Lyssa Kayra, transforment une blague banale en une entreprise florissante. Lyssa, artiste professionnelle, a souvent été présentée par son ex-fiancé avec une phrase répétitive, ce qui l’a poussée à créer un portrait complexe à colorier. « J’ai réalisé que c’était une belle idée, et je voulais cela pour les mariages de mes amis », se souvient Jess.

Pour répondre à la demande croissante, le mari de Jess a développé un logiciel capable de transformer n’importe quelle image en un tableau de peinture par numéros. Aujourd’hui, Paintillio emploie une équipe de cinq personnes et crée des fresques personnalisées pour des événements variés, allant des mariages aux festivals. « Cela brise les barrières entre les âges, les races et les capacités », souligne Jess.

Le bouche-à-oreille s’avère être le meilleur outil marketing de l’entreprise, avec une attention particulière dirigée vers des marchés internationaux, notamment en Europe.

Avec plus de 300 000 dollars en subventions gouvernementales reçues au cours des quatre dernières années, Paintillio continue d’élargir ses horizons tout en soutenant des artistes sous-représentés.

Ann Wu, directrice des subventions gouvernementales, souligne que près de 75 % des programmes sont destinés aux petites entreprises, rendant les deux sociétés, bien que de tailles très différentes, éligibles à divers financements. Cependant, toutes les candidatures doivent faire face à une forte concurrence pour obtenir une part limitée des fonds disponibles.

Pour Peter Nahas, l’investissement va au-delà de l’expansion de Mezza ; la nouvelle installation pourrait également servir de plaque tournante pour d’autres entreprises souhaitant se développer en dehors du Canada atlantique.

Bon à Savoir

  • Les subventions à l’innovation peuvent représenter un levier important pour les petites entreprises.
  • Le partage de ressources et les partenariats interentreprises peuvent favoriser la croissance régionale.
  • Les plateformes numériques jouent un rôle essentiel dans la modernisation des secteurs traditionnels.
  • Des initiatives de soutien axées sur la diversité peuvent enrichir le paysage culturel et économique.

En conclusion, ces histoires démontrent que la résilience et l’innovation ne connaissent pas de frontières. La réussite des entrepreneurs dépend non seulement de leurs efforts individuels, mais également de la manière dont ils s’appuient sur des ressources externes et établissent des connexions au sein de leur communauté. N’est-ce pas la véritable essence de l’entrepreneuriat : créer ensemble et s’élever mutuellement ? Cette dynamique soulève la question de la place que nous accordons à la collaboration dans un monde où l’individualisme peut souvent prévaloir. Réfléchissons à notre propre rôle dans cette communauté d’entreprises. Quelles synergies pourrions-nous envisager pour aller de l’avant ?



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *