Travaillez sans bureau : Un Malaisien inspire les chômeurs à se lancer dans l’entrepreneuriat après avoir découvert qu’un vendeur ambulant gagne 6 000 RM par mois !
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Un entrepreneur local incite les Malaisiens sans emploi à se retrousser les manches et à se lancer dans l’entrepreneuriat. Une conversation avec un vendeur de rue a révélé que cet homme âgé gagnait au moins 6 000 RM par mois.

Hafizi Norizan a partagé sur Facebook les grandes lignes de cette discussion avec le vendeur, ce qui l’a amené à effectuer quelques calculs sur les revenus mensuels de ce dernier.

Vente de noix de coco

Il explique : « Plus tôt, je me suis arrêté pour acheter de l’eau de noix de coco pour rompre mon jeûne. Si je me souviens bien, il exerce ce commerce au même endroit depuis plus de 10 ans. Pendant qu’il préparait ma boisson, j’ai commencé à l’interroger spontanément. »

« Je lui ai demandé : ‘Oncle, combien de noix de coco vendez-vous en moyenne par jour ?’ Il a répondu tranquillement : ‘150 un bon jour, et environ 100 s’il pleut.’ Mon esprit s’est immédiatement mis à calculer. J’ai pris la moyenne, soit 120 noix de coco par jour. »

Analyse des chiffres

D’après ces calculs, s’il vend 120 noix de coco par jour, cela équivaut à 3 600 noix de coco sur un mois de 30 jours. À 5 RM la noix de coco, il réalise un chiffre d’affaires mensuel de 18 000 RM.

« Oui, 18 000 RM. En vendant de l’eau de noix de coco au bord de la route, » souligne Hafizi.

Hafizi a également constaté que l’oncle ne prend que deux jours de congé par an, pendant le Nouvel An chinois, travaillant ainsi 363 jours par an. De plus, le vendeur paie environ 450 RM par an en amendes à la municipalité, qu’il considère comme un « loyer » pour son emplacement. Hafizi a pris cela en compte, soit environ 50 RM par mois.

Les autres coûts comprennent 300 RM par mois pour l’essence de son tricycle, 360 RM pour des sacs en plastique et des pailles, et 10 800 RM pour l’achat en gros de 3 600 noix de coco. Après déduction de toutes les dépenses, Hafizi a calculé que l’oncle réalise un bénéfice net de 6 490 RM par mois.

« Pas de bureau. Pas de magasin. Pas de marque. Pas d’équipe marketing. Juste une chose : le travail. »

La réalité de l’entrepreneuriat

Hafizi a constaté que beaucoup se plaignent de l’économie difficile et des difficultés de la vie, alors qu’un homme dans la soixantaine parvient à gagner plus de 6 000 RM par mois en vendant au bord de la route dans un véritable élan de détermination.

Il encourage donc ceux qui cherchent un emploi stable à envisager de créer leur propre entreprise et à y consacrer tous leurs efforts.

« Je n’invite pas les personnes ayant de bons emplois à démissionner pour vendre de l’eau de noix de coco. Entreprendre n’est pas aussi simple qu’on le pense. Le temps peut être chaud, il pleut, et cela peut être épuisant. Si votre santé mentale n’est pas robuste, vous risquez d’abandonner au bout de trois mois, » prévient-il.

« Vendre de l’eau de noix de coco au bord de la route est une opportunité pour les chômeurs, car ils n’ont rien à perdre en cas d’échec, » ajoute-t-il.

Bon à Savoir

  • Le marché des vendeurs de rue peut offrir des opportunités intéressantes, même dans des contextes économiques difficiles.
  • Le travail acharné et la persévérance sont souvent les clés du succès dans le monde de l’entrepreneuriat.
  • L’importance de comprendre ses coûts pour maximiser la rentabilité de son activité.
  • Le statut d’entrepreneur peut être accessible à tous, indépendamment de la formation ou du parcours professionnel.
  • Il est essentiel d’évaluer sa propre santé mentale avant de se lancer dans une aventure entrepreneuriale.

En somme, cet article soulève une question fondamentale sur notre rapport au travail et à l’entrepreneuriat. Qu’est-ce qui nous empêche parfois de nous engager pleinement dans des projets qui pourraient transformer notre vie et celle des autres ? Peut-être est-il temps de réfléchir à nos propres croyances et à notre capacité à affronter l’inconnu dans la quête de notre épanouissement professionnel.



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