Trois projets révélant la force entrepreneuriale de la UCA !
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La salle Imagina du Centre de Transfert d’Entreprises El Olivillo, à l’Université de Cádiz, a accueilli hier la présentation de trois projets innovants issus d’étudiants et de diplômés de l’UCA. Ces initiatives ont vu le jour grâce au programme UCAEmprende, un écosystème d’accompagnement intégré qui soutient les étudiants et diplômés à chaque étape de leur parcours, de la conception à la mise sur le marché et à la pérennisation de leurs idées.

Lors de cet événement, étaient présents la vice-rectrice entrepreneuriat et employabilité de l’UCA, Carmen Camelo, et le directeur général de l’entrepreneuriat, José Manuel Sánchez. Camelo a souligné l’importance de faire connaître ces startups, qui reposent sur une “interdisciplinarité” essentielle pour constituer une équipe diverse et hétérogène, apportant ainsi une plus-value au produit. Elle a également indiqué qu’il s’agit de “trois projets innovants qui illustrent le talent, la créativité et la capacité de transformation de notre communauté universitaire”. La vice-rectrice a ajouté que la pertinence de ces initiatives réside dans le fait qu’elles “intègrent innovation et technologie pour répondre à des besoins réels identifiés dans la société”.

José Manuel Sánchez a présenté des chiffres extraits de la mémoire 2025 d’UCAEmprende, indiquant que plus de 4 000 personnes ont bénéficié de programmes de promotion et de formation ; 100 projets ont été examinés et ont impliqué 120 membres de la communauté universitaire. De plus, 100 activités ont été réalisées, presque deux par semaine, pour encourager et former sur des sujets liés à l’entrepreneuriat. UCAEmprende compte également 32 personnes qui fréquentent régulièrement la salle active du Centre de Transfert d’Entreprises.

La première initiative présentée était Max Automatizaciones, portée par Julio Luque, étudiant en ingénierie aérospatiale, et Alberto González, diplômé en administration et direction des entreprises. Ce projet vise à faire gagner du temps aux entreprises en automatisant des tâches répétitives qui occupent une part importante de la journée de travail. Julio et Alberto ont développé un outil qui utilise l’intelligence artificielle pour automatiser des processus tels que la gestion des données ou le service client, des tâches qui, selon des études de productivité citées, “font perdre en moyenne deux jours complets par semaine par employé”.

Avec Max Automatizaciones, les employés ne s’occuperont plus de “tâches que ferait un robot”, leur permettant ainsi d’apporter une réelle valeur ajoutée aux entreprises. Ce projet propose une solution standard avec un package de base pour mettre en œuvre l’IA dans les tâches quotidiennes, ainsi qu’une étude sur mesure, selon les besoins spécifiques de chaque entreprise.

Educaven est porté par Rocío Montoya, diplômée en éducation de la petite enfance et titulaire d’un master en création d’entreprises, nouveaux business et projets innovants. Il s’agit d’un moteur de recherche digital pour des activités éducatives et de loisir destinées aux enfants de 0 à 12 ans et à leurs familles. Sur cette plateforme, il est possible de trouver des activités extrascolaires, des excursions, des ateliers, des événements, des camps, ainsi que des activités sportives.

Rocío a souligné que sa plateforme vise à “donner de la visibilité à des expériences enrichissantes en éducation, divertissement et valeurs”, se concentrant d’abord sur Cadix et ses environs. Educaven réunit en un même lieu familles, écoles et entreprises pour le développement d’expériences éducatives, culturelles et de loisirs, favorisant ainsi “une éducation vivante, inclusive et durable où apprendre et profiter font bon ménage”. Cette initiative dispose déjà d’une version officielle et intègre des entreprises pour commencer à la présenter aux écoles et familles d’Andalousie et d’ailleurs en Espagne.

Enfin, Juan Carlos Pazo, étudiant en Double Diplôme en droit et administration et direction des entreprises, a présenté Platpal, une plateforme visant à réduire le gaspillage alimentaire dans les cafétérias et cantines universitaires, en proposant des menus à prix réduits aux étudiants, au personnel universitaire et tout citoyen après la fermeture des cuisines. Juan Carlos a insisté sur le “gaspillage environnemental et économique” des denrées alimentaires non consommées dans les cantines et cafétérias, et sur la manière dont Platpal peut aider ces établissements ainsi que ceux qui ne peuvent se permettre un repas décent et peuvent ainsi en bénéficier à faible coût.

Actuellement, ce service est disponible dans trois cafétérias de l’Université de Cádiz : à la cafétéria du campus de Jerez, à l’École Supérieure d’Ingénierie et à la Faculté des Sciences, toutes deux à Puerto Real. Les menus sont proposés à un prix unique de 2,99 euros, peuvent être réservés entre 15h30 et 16h30 et retirés de 16h30 à 18h00.

L’objectif de Platpal est d’élargir le répertoire de cafétérias et cantines universitaires dans la province de Cádiz ainsi que dans des villes voisines comme Séville et d’autres provinces andalouses.

Ces trois projets sélectionnés par UCAEmprende pour la présentation des startups de 2026 ne constituent qu’un exemple de la richesse des idées développées par les étudiants et diplômés. “Nous essayons toujours de présenter un échantillon de la grande diversité qui existe à l’Université de Cádiz. Cela nous permet de mettre en lumière le potentiel immense des projets soutenus par UCAEmprende”, a conclu José Manuel Sánchez.

Bon à Savoir

  • Le programme UCAEmprende favorise l’innovation à travers des formations et un accompagnement sur mesure.
  • Le projet Max Automatizaciones vise à libérer du temps pour les employés en automatisant des tâches répétitives.
  • Educaven offre une plateforme centralisée pour découvrir des activités éducatives pour les jeunes enfants.
  • Platpal participe à la lutte contre le gaspillage alimentaire en offrant des repas à prix réduits.
  • Cela illustre l’engagement croissant des universités à soutenir l’entrepreneuriat et l’innovation sociale.

En ces temps de turbulence économique et de crise environnementale croissante, l’initiative des étudiants de l’Université de Cádiz représente une lueur d’espoir. Non seulement elles répondent à des besoins sociaux urgents, mais elles reflètent également une capacité d’innovation qui pourrait transformer les défis en opportunités. Cette dynamique soulève une question importante : comment les institutions éducatives peuvent-elles continuer à encourager un tel potentiel créatif pour préparer la prochaine génération à un avenir complexe et incertain ?



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