Binance : des fonds auraient été dirigés vers des entités iraniennes !
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Peu de temps après que Donald Trump a gracié Changpeng Zhao, le fondateur de Binance, l’automne dernier, des employés de l’entreprise ont révélé que la plateforme d’échange de cryptomonnaies aurait potentiellement financé des entités iraniennes à hauteur de milliards de dollars, selon un rapport du New York Times.

Cette découverte a été faite par un groupe d’enquêteurs internes de Binance, qui auraient constaté que des individus en Iran avaient accédé à plus de 1 500 comptes sur la plateforme cryptographique. Deux de ces comptes auraient vu un montant de 1,7 milliard de dollars transféré à des groupes soutenus par l’Iran, parmi lesquels les militants Houthis du Yémen, durant 2024 et 2025, selon le Wall Street Journal.

Les enquêteurs de l’entreprise affirment avoir signalé ces transactions aux dirigeants de Binance, mais ont ensuite été disciplinaire. Au moins quatre employés auraient été licenciés ou suspendus pour des allégations de « violations des protocoles de l’entreprise » concernant la gestion des données clients.

Dans une déclaration faite au Guardian, un porte-parole de Binance a affirmé que l’entreprise « n’avait pas violé les lois sur les sanctions concernant les transactions décrites ». Le porte-parole a également nié que des enquêteurs internes aient été renvoyés pour avoir signalé cette découverte. « Aucun enquêteur n’a été renvoyé pour avoir soulevé des préoccupations relatives à la conformité ou pour avoir signalé des problèmes éventuels de sanctions », peut-on lire dans le communiqué.

Changpeng Zhao a fondé Binance en 2017 et la plateforme est rapidement devenue la plus grande bourse de cryptomonnaies au monde. En 2023, Zhao a plaidé coupable pour blanchiment d’argent et a démissionné de son poste. Il a été condamné à quatre mois de prison. Dans le cadre de ce plaidoyer de culpabilité, Zhao a accepté de payer une amende de 50 millions de dollars et se voit interdire toute implication dans l’entreprise.

En octobre, Trump a gracié Zhao, minimisant les crimes. L’entreprise de cryptomonnaie de la famille Trump, World Liberty Financial, a collaboré avec Binance et Zhao a assisté à une conférence à Mar-a-Lago plus tôt ce mois-ci.

« On dit que ce qu’il a fait n’était même pas un crime. Ce n’était pas un crime », a déclaré Trump aux journalistes en octobre. « Il a été persécuté par l’administration Biden, et je lui ai accordé une grâce à la demande de nombreuses personnes très bien intentionnées. »

Binance a également plaidé coupable en 2023 et a accepté une surveillance interne ainsi qu’une amende criminelle de près de 1,81 milliard de dollars, accompagnée d’un ordre de confiscation supplémentaire de 2,51 milliards de dollars pour régler trois accusations criminelles. L’entreprise a également promis de poursuivre les individus malintentionnés ayant utilisé sa plateforme pour des transactions financières, y compris des clients iraniens.

Les transactions iraniennes ont été mises en lumière à l’intérieur de l’entreprise avant la grâce de Trump, selon le New York Times. Les entités qui auraient reçu les fonds comprennent un principal adversaire étranger que l’administration Trump aurait envisagé de frapper.

La Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Bon à Savoir

  • Binance, fondée en 2017, est devenue la plus grande bourse de cryptomonnaies au monde.
  • En 2023, plusieurs employés ont été sanctionnés pour avoir signalé des transactions suspectes.
  • Changpeng Zhao a été condamné pour blanchiment d’argent, mais a été gracié peu après.
  • Les transactions financées vers l’Iran soulèvent des questions complexes sur la régulation dans le secteur des cryptomonnaies.

Ce cas soulève des questions sur la responsabilité des entreprises dans la surveillance de leurs activités et la transparence dans les transactions financières. Le dilemme entre innovation, régulation et éthique semble devenir de plus en plus pertinent dans le monde des cryptomonnaies, invitant à une réflexion profonde sur les véritables implications de ces technologies. À ce stade, il est essentiel de se demander comment un équilibre peut être trouvé entre le besoin d’innovation et le respect des lois internationales. Quelles mesures peuvent être envisagées pour garantir que la technologie, au lieu de contourner les lois, peut au contraire les soutenir dans une ère numérique en constante évolution ?



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