Bureau de poste et Fujitsu accusés de retarder une réclamation de 4 millions de livres !
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Aperçu sur l’Affaire de M. Castleton

La récente audience préliminaire a porté sur le déroulement du procès de M. Castleton. Le tribunal a entendu que des “obstacles” étaient plantés sur sa route, rendant sa réclamation “difficile, chronophage et coûteuse”.

Les avocats de M. Castleton soutiennent que la décision de la Poste de poursuivre une action civile contre lui datant de 2007 constitue un “abus de procédure”, arguant que le jugement final a été obtenu par fraude. Ils avancent également que l’institution publique aurait conspiré avec Fujitsu pour altérer le cours de la justice en “retenant délibérément et malhonnêtement” des preuves.

M. Castleton est l’un des 555 sous-directeurs de bureau de poste qui ont engagé un bras de fer judiciaire contre la Poste, orchestré par Sir Alan Bates. En 2019, ils ont remporté leur procès et convenu d’un règlement, mais la compensation qu’ils ont reçue a été largement absorbée par d’importants frais judiciaires.

Maintenant, M. Castleton désire que cet accord soit annulé, allégant qu’il a été obtenu frauduleusement avec des pratiques douteuses de la part de la Poste.

La Poste et Fujitsu n’ont pas encore déposé de réponse aux réclamations de M. Castleton et demandent que son cas soit divisé en deux procès. Ils soutiennent qu’un tribunal devrait déterminer si l’accord de règlement empêche M. Castleton de poursuivre sa propre réclamation individuelle; si tel est le cas, cela “éradiquerait totalement la procédure”. Ils argumentent qu’un tel processus permettrait des économies de temps et d’argent.

Cependant, les avocats de M. Castleton affirment que la réalité est inverse et que sa réclamation est d’une “simplicité extrême”. Son avocat, Paul Marshall KC, a rejeté la nécessité d’un procès séparé.

À la fin de l’audience, M. le juge Trower et la juge Francesca Kaye ont ordonné la séparation des procès, promettant de communiquer les raisons de cette décision ultérieurement.

La Poste, détenue par l’État, a déclaré avoir fait tout son possible pour engager le dialogue avec M. Castleton afin d’annuler son jugement civil, tout en affirmant ne pas considérer sa réclamation actuelle comme “valide” et avoir la responsabilité envers ses actionnaires de la défendre.

M. Castleton recherche une “réhabilitation”, souhaitant prouver que le jugement défavorable qui a “terni” sa vie et celle de sa famille pendant deux décennies a été obtenu de manière malhonnête par la Poste, tout en demandant qu’un juge détermine ses indemnités.

À la sortie du tribunal, M. Castleton a confié à la BBC : “Nous savons ce que nous devons faire et nous sommes très satisfaits de notre position. Nous attendons une défense. Les faits ne vont pas changer. Il ne s’agit que de l’argent.”

Bon à Savoir

  • Le recours à des procédures judiciaires longues peut avoir un impact financier significatif sur les plaignants.
  • L’importance de la transparence lors des échanges entre les institutions publiques et les citoyens est souvent remise en question dans des affaires similaires.
  • Les litiges impliquant des organismes d’État soulèvent des questions sur l’équité du système judiciaire et la protection des droits individuels.
  • Les délais prolongés dans le traitement des affaires judiciaires peuvent décourager les personnes souhaitant faire valoir leurs droits.

Dans cette affaire, l’interaction entre la justice et les institutions pourrait inciter à réfléchir sur la manière dont le pouvoir public devrait servir ses administrés. Les implications vont au-delà de ce cas précis, évoquant une certaine responsabilité morale dans les décisions judiciaires. Comment assurer un équilibre entre la défense des intérêts institutionnels et la protection des droits individuels ? Une question qui mérite d’être posée pour envisager un avenir judiciaire plus équitable.



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