Les émissions de CO2 de la Chine stagnent ou diminuent depuis 18 mois : une analyse révélatrice !
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Les émissions de dioxyde de carbone en Chine sont restées stables ou en diminution depuis dix-huit mois, selon des analyses, ce qui renforce l’espoir que le plus grand pollueur mondial ait atteint son objectif de pic d’émissions de CO2 bien avant la date prévue.

La forte augmentation de l’énergie solaire et éolienne – avec des hausse respectives de 46 % et 11 % au troisième trimestre de cette année – a permis de maintenir les émissions du secteur énergétique du pays à un niveau constant, malgré une demande croissante d’électricité.

Au cours des neuf premiers mois de l’année, la Chine a ajouté 240 GW de capacité solaire et 61 GW de capacité éolienne, se dirigeant vers un nouveau record d’énergie renouvelable d’ici 2025. L’année dernière, le pays a installé 333 GW de capacité solaire, surpassant ainsi le reste du monde combiné.

Une étude du Centre de Recherche sur l’Énergie et l’Air Propre (Crea), publiée sur le site dédié aux politiques climatiques Carbon Brief, révèle que les émissions de CO2 de la Chine n’ont pas changé par rapport à l’année précédente au troisième trimestre 2025, en partie grâce à la baisse des émissions dans les secteurs du voyage, du ciment et de l’acier.

Les résultats de cette étude interviennent alors que les dirigeants mondiaux se réunissent au Brésil pour la COP30, dans un contexte d’urgence croissante face à la crise climatique. Bien que le président chinois, Xi Jinping, n’ait pas participé au sommet des dirigeants, une délégation chinoise est présente aux discussions. Son homologue américain, Donald Trump, était également absent et n’a pas envoyé d’équipe de négociation.

La semaine dernière, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a mis en garde contre un « échec moral et une négligence mortelle » si les gouvernements ne parvenaient pas à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.

Lundi, André Corrêa do Lago, diplomate brésilien et président de la COP30, a salué les progrès de la Chine dans le domaine des technologies vertes, affirmant : « La Chine propose des solutions qui bénéficient à tous, pas seulement à elle-même. » Il a ajouté que les pays riches avaient perdu leur enthousiasme pour s’attaquer à la crise climatique.

Selon lui, « les panneaux solaires sont moins chers et si compétitifs par rapport aux énergies fossiles qu’on les trouve désormais partout. Si vous pensez au changement climatique, c’est une bonne nouvelle. »

Lauri Myllyvirta, analyste principal au sein de Crea, a noté que la tendance globale des émissions de la Chine pour 2025 pourrait enregistrer une légère hausse selon l’évolution des derniers mois de l’année. Toutefois, si la tendance des années précédentes se maintient, les émissions de CO2 pourraient connaître une diminution pour l’ensemble de l’année.

Les objectifs climatiques de la Chine visent à atteindre un pic d’émissions d’ici 2030 et une neutralité carbone d’ici 2060. En septembre, le pays a dévoilé ses dernières ambitions en matière de climat, visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7 % à 10 % par rapport à leur pic d’ici 2035. Cependant, ces objectifs sont jugés trop modestes pour éviter une catastrophe mondiale.

La Chine a la réputation de sous-promettre et de surperformer ses engagements climatiques. Li Shuo, directeur du China Climate Hub à l’Asia Society Policy Institute, a récemment souligné que les nouveaux objectifs climatiques chinois devraient être considérés comme une base de départ et non comme une limite.

Bien que la Chine soit en passe d’atteindre son objectif de pic d’émissions avant la date prévue, certains secteurs de son économie montrent des signes inverses de décarbonisation. La demande de pétrole et les émissions dans le secteur des transports ont diminué de 5 % au troisième trimestre, tandis qu’elles ont augmenté de 10 % dans d’autres domaines, en raison de la production croissante de plastiques et de produits chimiques.

De plus, la Chine est également sur le point de ne pas respecter son objectif de réduction de l’intensité carbone – les émissions de CO2 par unité de PIB – entre 2020 et 2025, ce qui signifie que des réductions plus importantes seront nécessaires pour atteindre l’objectif de réduction de 65 % d’ici 2030 par rapport à 2005.

Les regards se tournent désormais vers le 15e plan quinquennal de la Chine, qui définira les priorités et les politiques du gouvernement pour la période 2026-2030. Le texte complet ne sera pas publié avant l’année prochaine, mais les responsables chinois ont laissé entendre que les systèmes énergétiques à faibles émissions de carbone figureront parmi les priorités de ce plan.

Bon à Savoir

  • La Chine est le plus grand producteur mondial d’énergie renouvelable.
  • Le pays prévoit d’engager des efforts supplémentaires pour atteindre ses objectifs de développement durable.
  • Des discussions au sein de la COP30 incluent des stratégies pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
  • Les technologies vertes chinoises pourraient influencer les politiques climatiques mondiales.
  • L’importance de la coopération internationale dans la lutte contre le changement climatique ne cesse de croître.

La situation actuelle de la Chine face aux défis environnementaux soulève des questions fondamentales sur la responsabilité collective en matière de durabilité. À une époque où les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir, il est essentiel d’évaluer non seulement les progrès des nations, mais aussi leur engagement envers un avenir commun. La manière dont les pays collaborent pour atteindre des objectifs climatiques peut définir notre capacité à faire face à cette crise existentielle. Quelles leçons pouvons-nous tirer des initiatives de la Chine, et comment peuvent-elles inspirer d’autres nations dans leur quête pour un développement durable? La réflexion est ouverte.



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