Un enquêteur en accidents a rejeté la déclaration d’un conducteur affirmant que son véhicule électrique avait avancé tout seul avant de heurter et tuer un garçon de cinq ans.
Ashenafei Demissie, 53 ans, est jugé au Old Bailey, accusé d’avoir causé la mort de Fareed Amir et d’avoir gravement blessé son propre fils de 12 ans. Le jour des faits, en novembre 2022, il était garé devant son appartement à Borough, au sud de Londres, lorsque sa Volkswagen ID.4 a avancé, heurtant les deux garçons qui jouaient dehors avant de percuter cinq voitures stationnées.
Le conducteur a suggéré qu’un dysfonctionnement de la voiture électrique avait provoqué cette accélération “d’elle-même”. Toutefois, après avoir examiné le véhicule en décembre 2022, l’enquêteur de la police métropolitaine, Mark Still, a déclaré qu’aucune preuve de défaut n’avait été trouvée, qualifiant l’incident de “mauvaise application de la pédale.”
Mr Still a indiqué aux jurés : “Je n’ai trouvé aucun défaut qui aurait contribué à la collision et je n’ai pas pu faire accélérer la voiture sans l’intervention du conducteur.” Il a précisé : “Je n’ai constaté aucun problème au niveau du fonctionnement du véhicule, notamment au niveau de la direction, des freins et de l’accélération.” Selon lui, pour faire avancer le véhicule, une action du conducteur était nécessaire.
Lors de son témoignage, Demissie a parlé d’un “moment de folie”. Il a assuré n’avoir jamais rencontré de problèmes mécaniques auparavant et a pensé que Fareed avait activé un capteur. “Soudain, la voiture a bondi. Je crois qu’elle a sauté parce que Fareed a déclenché le capteur,” a-t-il expliqué. “Cela s’apparente à un moment de folie. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. J’ai essayé de freiner, mais c’était trop tard.”
M. Still a souligné plusieurs cas antérieurs où des conducteurs avaient déclaré que leurs véhicules avaient accéléré alors qu’ils pensaient freiner. “Ils appuient sur la mauvaise pédale. Le résultat est que la voiture commence à avancer. Parce que le conducteur pense avoir appuyé sur le frein, il risque d’appuyer davantage… et cela devient ingérable.”
Mr Still a reconnu qu’il n’était pas expert en informatique ou en ingénierie logicielle, tout en ayant envisagé la possibilité qu’une défaillance mécanique, y compris un défaut électrique, ait pu être à l’origine de la collision. Demissie a nié les charges contre lui. Le procès se poursuit.
Bon à Savoir
- La pollution sonore et atmosphérique générée par les véhicules est un enjeu de santé publique.
- Les enquêtes sur accidents de la route peuvent durer plusieurs mois, impliquant divers experts.
- Les voitures électriques, bien que plus silencieuses, ne sont pas exemptes de danger, notamment pour les piétons.
- Les conducteurs doivent toujours rester vigilants et attentifs, même dans des véhicules supposément équipés de technologies avancées.
En fin de compte, cet incident met en lumière la complexité de l’interaction entre la technologie et l’humain. Alors que nous avançons vers un monde de plus en plus automatisé, il est essentiel de se rappeler que la responsabilité ultime repose toujours sur le conducteur. Cela soulève une question philosophique intéressante : jusqu’où peut-on déléguer notre sécurité à la technologie sans perdre notre vigilance humaine ?