Migration des entreprises attendue en Komi : un changement de régime fiscal en vue !
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Le ministère des Finances de la République de Komi anticipe une migration vers un régime fiscal simplifié et automatisé, rendant l’application du système d’imposition simplifié (SIS) ou du système de brevet peu avantageux, voire impossible, pour de nombreux entrepreneurs.

adaptations fiscales à Komi

Photo : Konstantin Stratieko

Lors d’une réunion du Conseil de l’État de Komi le 21 octobre, la proposition du ministère des Finances concernant l’instauration d’un ratio égal de répartition des recettes fiscales entre les budgets régional et municipal a été approuvée. À partir de l’année prochaine, 50 % des recettes seront allouées à chacun, soit la proportion d’avant 2023. Lors des discussions, le ministre des Finances, Vladimir Kazakov, a expliqué les attentes liées à ces changements fiscaux.

Il a rappelé qu’en 2020, des taux réduits avaient été mis en place pour le SIS : les taux de 6 % (sur les revenus) et 15 % (sur les revenus moins les dépenses) avaient été divisés par deux, entraînant une diminution des revenus pour les villes et districts de Komi. Dans ce contexte économique difficile, le gouvernement de la région a décidé de soutenir les municipalités en annulant le ratio établi de 50/50, permettant aux budgets locaux de capter 100 % des recettes issues du SIS.

Ce ratio avait été appliqué pendant toute la période de transition avec les taux réduits. Cependant, en 2026, ces allègements prendront fin, et les taux reviendront à 6 % et 15 %. Ainsi, la répartition précédente sera rétablie : 50 % pour le budget régional et 50 % pour les budgets municipaux. Selon les premières estimations du ministère des Finances, cette modification pourrait générer des revenus supplémentaires pour le budget régional de 2,4 milliards de roubles en 2026, 2,5 milliards en 2027 et 2,6 milliards en 2028.

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Outre la hausse des taux, d’autres changements attendent les entrepreneurs. Le ministre a aussi précisé que le plafond de chiffre d’affaires pour le SIS, exempt de TVA, sera abaissé de 60 millions à 10 millions de roubles.

— Cela va effectivement accroître la charge pour les entreprises, a-t-il remarqué.

Par ailleurs, le seuil pour le système de brevet sera également réduit de 60 millions à 10 millions de roubles.

— Alors que les contribuables au SIS peuvent continuer à payer la TVA tant qu’ils respectent le seuil, le système de brevet ne permet pas cela. La mesure la plus significative reste l’interdiction d’appliquer le système de brevet dans le commerce de détail et le transport de marchandises. Cela représente environ 85 % des applications de ce système dans la région. Par conséquent, les redevables n’auront d’autre choix que de migrer vers le SIS — a souligné le ministre.

Ce régime fiscal sera mis en place à partir de 2025. Il s’applique aux entreprises et aux entrepreneurs individuels qui emploient jusqu’à cinq personnes et dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 60 millions de roubles. Les taux seront de 8 % sur les revenus ou de 20 % sur les revenus moins les dépenses.

— Il n’y a pas de seuil pour la TVA, et jusqu’à cinq employés sont autorisés sans assujettissement aux cotisations sociales. Toutefois, certaines conditions doivent être respectées, telles que l’obligation de mener les affaires de manière transparente, ce qui implique l’ouverture d’un compte dans une banque désignée et l’acceptation uniquement des dépenses effectuées par virement bancaire. Ainsi, les opérations de compensation, les prêts ou les reconnaissances de dettes ne seront pas prises en compte. En revanche, cela supprime l’obligation de produire des报表, a précisé Vladimir Kazakov.

Selon lui, environ 70 à 75 % des contribuables qui ne pourront pas appliquer les régimes précédents se tourneront vers ce nouveau système, où les 100 % des recettes resteront au niveau municipal.

— Je pense que les municipalités ne perdront pas, et pourraient même bénéficier d’une augmentation de leurs recettes, a-t-il conclu.

Bon à Savoir

  • Le taux réduit du SIS a été introduit pour soutenir les petites entreprises en difficulté.
  • Les changements fiscaux visent à équilibrer la répartition des revenus entre les niveaux régional et municipal.
  • Le gouvernement de la République a prévu un cadre pour favoriser des entreprises transparentes.
  • Le nouveau régime fiscal pourrait inciter les entreprises à s’organiser différemment en termes de structure et de comptabilité.

Ce tournant fiscal soulève des questions essentielles sur la future répartition des ressources publics et l’impact sur les petites entreprises. Comment ces changements modifient-ils la dynamique entre les différents acteurs économiques et les administrations fiscales ? Une réflexion profonde sur l’interaction entre politique et économie semble nécessaire pour anticiper les défis à venir.



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