Toffee Crisp et Blue Riband perdent leur appellation de « chocolat » après un changement de recette !
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Les barres Toffee Crisp et Blue Riband ne pourront plus être qualifiées de chocolat après que Nestlé ait modifié leurs recettes en raison de l’augmentation des coûts des ingrédients. Le géant suisse décrit désormais ces délices comme étant “enveloppés dans un enrobage au goût de chocolat au lait”, plutôt que recouverts de chocolat au lait.

Au Royaume-Uni, un produit doit contenir au moins 20 % de solides de cacao et 20 % de solides de lait pour être qualifié de chocolat au lait, un seuil que chaque produit a désormais franchi à la baisse en raison d’un recours accru à des matières grasses végétales moins coûteuses.

Nestlé a déclaré que ces modifications étaient nécessaires en raison de l’augmentation des coûts des matières premières, mais qu’elles avaient été “soigneusement développées et testées sur le plan sensoriel”, tout en précisant qu’il n’y avait pas de projets pour modifier les recettes d’autres produits chocolatés.

Un porte-parole de Nestlé a indiqué que l’entreprise avait observé des “hausses significatives du coût du cacao ces dernières années, rendant la fabrication de nos produits beaucoup plus chère. Nous continuons à chercher une meilleure efficacité et à absorber les coûts croissants lorsque cela est possible”.

La barre Toffee Crisp, imaginée en 1963 par John Henderson, le petit-neveu du roi du caramel John Mackintosh, a su conquérir les consommateurs. La Blue Riband, nommée d’après le prestigieux prix décerné aux paquebots transatlantiques, a été lancée en 1936 par Gray Dunn & Co en Écosse, une filiale de Rowntree’s, qui est devenue partie de Nestlé en 1988.

Le coût du chocolat a considérablement augmenté alors que les prix du cacao ont grimpé en flèche suite à de mauvaises récoltes dans les principales régions productrices telles que le Ghana et la Côte d’Ivoire au cours des trois dernières années, exacerbées par des températures extrêmes et des schémas de précipitations inhabituels causés par la crise climatique.

En octobre, McVitie’s a réduit la quantité de cacao dans les recettes de ses barres Club et Penguin au point qu’elles ne sont désormais que des “arômes de chocolat”, suite à la décision de sa société mère, Pladis, d’opter pour des alternatives moins coûteuses à cette matière première.

Enfin, les prix du chocolat en Grande-Bretagne ont augmenté de 18,4 % par rapport à l’année précédente, selon les analystes de l’institut de recherche de marché Worldpanel.

Bon à Savoir

  • Les petits changements dans les recettes peuvent impacter la perception des consommateurs vis-à-vis de la qualité.
  • Des efforts d’innovation sont souvent nécessaires pour retenir les parts de marché face à la hausse des coûts des matières premières.
  • Le marché du chocolat est confronté à des défis environnementaux affectant la production dans les pays producteurs.
  • Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la composition des produits alimentaires et aux alternatives proposées.
  • La montée des coûts de production reflète une réalité économique plus complexe liée à la durabilité et à l’approvisionnement responsable.

Dans un monde en mutation rapide, la crise climatique nous amène à repenser la durabilité des produits que nous consommons. Alors que des marques emblématiques adaptent leurs offres pour rester viables économiquement, il est essentiel de se interroger sur nos choix en tant que consommateurs. Pouvons-nous allier plaisir et responsabilité sans compromettre la qualité ? Ce questionnement devrait façonner notre avenir collectif.



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