Des députés ont récemment interpellé le vice-premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Serik Jumangarin, au sujet de l’augmentation préoccupante des prix des denrées alimentaires dans les écoles, collèges et garderies du pays, comme le rapporte avec attention le média Exclusive.kz.
« Si un enfant est nourri, la joie brille dans ses yeux ; s’il a faim, c’est la tristesse dans son cœur. L’accélération de l’inflation pèse lourdement sur les budgets des parents et des établissements scolaires, menaçant la durabilité des structures d’accueil », ont souligné les parlementaires.
Selon les statistiques nationales, en 2025, les prix des produits alimentaires essentiels ont augmenté de 11 % par rapport à décembre 2024. Cette hausse est particulièrement marquée pour la viande, qui a grimpé de 30,2 % (surtout le bœuf), suivie par l’huile végétale (+15,9 %), les produits laitiers (+9,2 %) et le pain ainsi que les céréales (+5,2 %).
En outre, la hausse du prix des carburants de 14,3 % a des répercussions directes sur les coûts logistiques, rendant difficile pour les fournisseurs de maintenir leurs prix.
En 2025, la moyenne des frais de cantine pour les parents dans les garderies se chiffre à 21 823 tenges en milieu urbain et 15 350 tenges en zone rurale. À Astana, suivant une décision prise par l’administration municipale le 30 décembre 2024, la mensualité s’élève à 20 800 tenges, alors que le budget national alloue 56 327 tenges par enfant.
« Si l’on divise cette somme par 21 jours travaillés, cela ne représente que 990 tenges par jour, un montant insuffisant pour garantir quatre repas équilibrés par jour pour un enfant », mettent en garde les députés.
Ils insistent sur le fait que les fonds alloués par l’État partent presque entièrement dans les salaires des employés, les taxes, les charges, et l’entretien, laissant peu de ressources pour la nourriture elle-même.
A l’heure actuelle, les fournisseurs de produits alimentaires à travers tout le pays ont refusé de renouveler leurs contrats pour 2026 aux prix actuels. La raison majeure est l’augmentation drastique des coûts des matières premières, du transport, des impôts et des salaires.
« En janvier 2026, les garderies pourraient se retrouver sans approvisionnement alimentaire. Une telle situation compromettrait les normes nutritionnelles établies par le ministère de la Santé et aurait un impact direct sur la qualité de la nourriture et la santé des enfants », préviennent les députés.
Face à cette situation, ils demandent au gouvernement de :
- Revoir le coût de la nourriture dans les établissements scolaires en tenant compte des prix du marché et de la situation sociale des parents ;
- Élaborer des mécanismes systémiques pour stabiliser les contrats avec les fournisseurs, incluant des accords à long terme ;
- Assurer la coordination des mesures entre les ministères concernés en fonction des prévisions d’inflation des prix alimentaires.
Les députés exigent également un retour sur l’examen de cette demande dans le délai légal prévu.
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Bon à Savoir
- Les prix de l’alimentation dans les établissements éducatifs sont étroitement liés à l’inflation et aux coûts de production.
- L’impact de la hausse des coûts sur les familles peut varier selon la région et le milieu socio-économique.
- Les solutions proposées par les députés pourraient également bénéficier à d’autres secteurs en matière de gestion des ressources.
- Les débats sur l’alimentation scolaire révèlent souvent des enjeux plus larges liés à la pauvreté et au bien-être des enfants.
- La question de l’approvisionnement alimentaire pérennise le besoin d’une discussion sur les politiques agricoles et économiques.»
Loin de se limiter à la sphère éducative, cette situation nous invite à réfléchir plus largement sur les systèmes qui régissent l’approvisionnement alimentaire. Il est essentiel de considérer la relation entre l’économie et le bien-être social, tout en plaçant les besoins des enfants au centre des préoccupations. En quoi les décisions politiques peuvent-elles affecter la qualité de vie des plus jeunes ? C’est un sujet qui mérite une attention soutenue.