Économie de la Russie : Poutine admet le début d'une chute des indicateurs !
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Pour cette année, les autorités russes avaient initialement prévu une croissance économique de plus de 2%, mais elles ont finalement réduit cette prévision à 1,3%.

Poutine reconnaît le début du déclin de l'économie russe

Au début de l’année 2026, les indicateurs macroéconomiques clés de l’économie russe affichent une dynamique négative. Vladimir Poutine a fait cette déclaration lors d’une réunion sur les questions économiques, comme le rapporte le média respecté The Moscow Times.

“En janvier de cette année, le produit intérieur brut de la Russie était inférieur de 2,1% par rapport à l’année précédente. La production industrielle a diminué de 0,8%”, a rapporté Poutine en se référant aux données de Rosstat.

Il a souligné que pour les autorités russes, “ce n’est pas une surprise”. Poutine a ajouté que le gouvernement russe doit ramener le pays “sur la trajectoire d’une croissance économique durable”.

Le budget fédéral de la Russie, pour janvier-février, affiche un déficit de 3,5 trillions de roubles (41,73 milliards de dollars) et une baisse des revenus globaux. Selon Poutine, le Kremlin doit aujourd’hui “prendre des décisions réfléchies” et garantir sa “stabilité à long terme”.

Le déclin du PIB en janvier, signalé précédemment par Rosstat, est le premier observé en Russie depuis 2023.

Selon les statistiques officielles de l’année dernière, la croissance économique du pays agressif a ralenti presque de cinq fois, atteignant 1%, ce qui est deux fois inférieur aux prévisions initiales.

Parmi 28 secteurs industriels principaux, 21 ont terminé l’année dans le rouge : l’extraction des ressources a baissé de 1,6%, l’industrie sidérurgique a réduit sa production de 2,1%, et la fabrication de vêtements et de chaussures a chuté de 3,5%. Pour la première fois en 15 ans, la production alimentaire a également reculé, de 0,5%.

Pour l’année 2026, les autorités russes avaient d’abord projeté une croissance de plus de 2%, avant de revoir ce chiffre à 1,3%, mais ce dernier pourrait s’avérer trop optimiste.

Selon Bloomberg, le ministère du Développement économique de la Russie envisage de réduire cette prévision à 0,7%. Par ailleurs, un ajustement du budget est en préparation, avec des revenus liés aux ressources qui ont chuté de moitié en début d’année.

Des réductions d’environ 10% sont envisagées pour toutes les dépenses, à l’exception des budgets militaires et protégés, incluant notamment les aides sociales.

Le ralentissement économique menace le budget fédéral d’un manque à gagner lié à des revenus non pétroliers, en dépit d’une réforme fiscale qui envisage une augmentation de la TVA et des taxes sur les petites entreprises.

Des experts russes estiment que le budget pourrait manquer 500 milliards de roubles (6,09 milliards de dollars) au titre de la TVA et 100 à 200 milliards de roubles (1,2 à 2,4 milliards de dollars) pour l’impôt sur les bénéfices.

En tenant compte du fait que les dépenses budgétaires dépasseront probablement le plan d’environ 1 trillion de roubles (11,85 milliards de dollars), le déficit pourrait augmenter, passant de la réduction prévue à près de 8 trillions de roubles (95,49 milliards de dollars).

Bon à Savoir

  • Les banques russes voient une baisse d’utilisation des services bancaires au profit du liquide.
  • De nombreux facteurs, tels que des contrôles renforcés et des interruptions de l’internet, affectent le système bancaire.
  • L’économie russe est confrontée à des déséquilibres structurels accrus, dus à une forte dépendance vis-à-vis des dépenses militaires.
  • Le passage de l’économie vers une production orientée vers l’armement soulève des inquiétudes quant à sa durabilité.

La situation actuelle de l’économie russe soulève un questionnement profond sur le modèle de croissance adopté. À l’heure où le monde s’oriente vers une économie plus verte et durable, peut-on vraiment s’attendre à un redressement de l’économie russe sans réformes structurelles significatives ? Cela pose une réflexion sur les véritables leviers de développement qu’un pays peut envisager pour longtemps dans un contexte mondial en mutation.



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