Fermeture des petites et moyennes entreprises en région d'Arcangelsk : chiffres clés et avis d'experts - 16 mars 2026
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Les fermetures de commerces à Arkhangelsk : un constat contrasté

Il semble que tout se ferme dans la région d’Arkhangelsk ? Pourtant, les chiffres parlent d’une tout autre réalité. Au cours de l’année écoulée, le nombre d’entreprises de petite et moyenne taille a augmenté dans la région. Nous explorons ce que pensent les habitants du Pomroie concernant la vague de fermetures et si les autorités partagent cette inquiétude.

Les commerces fermés à Arkhangelsk ces derniers mois

Dans le centre commercial “Europak”, deux boutiques ont disparu du rez-de-chaussée. Plus tôt, un salon de chaussures et d’accessoires, Soho, avait également fermé ses portes dans la “Titan Arena”.

Au même endroit, la boutique de vêtements et d’accessoires pour femmes LIME a récemment cessé son activité, tout comme le magasin de la marque espagnole Mango, qui fonctionnait en franchise.

Dans le centre commercial “Atrium”, la bijouterie “Fianite” a également fermé, de même qu’un supermarché au rez-de-chaussée. Lors de notre visite durant une liquidation, les remises atteignaient 50% et de grandes files d’attente s’étaient formées. En 2025, un magasin d’électronique, DNS, a libéré ses locaux, et cet étage reste vide.

Dans le Central Department Store d’Arkhangelsk, le magasin de chaussures Urbera (anciennement “Medved”) est également resté inactif. Par ailleurs, le 1er janvier 2026, il a été signalé qu’il y avait une vente publique pour le centre, offrant des locaux pour 360 millions de roubles.

Et d’autres commerces ferment toujours. Sur la rue Troitsky, le salon de chaussures Komfort a mis la clé sous la porte, et un magasin d’articles pour la maison dans le centre commercial “Alexander” a aussi fermé. “Sun Labyrinth” et “Hobby Room” ont suivi la même voie, tandis que “Kroha” organisait une liquidation de son stock jusqu’à fin janvier.

Réactions des habitants face à ces changements

Chaque fermeture d’entreprise engendre des préoccupations parmi les résidents.

— Bientôt, tous les centres commerciaux seront reconvertis en logements…

— 25 ans de stabilité, voilà le résultat.

— Ce n’est pas surprenant. Le loyer absorbe rapidement l’argent. Trois ou quatre mois sans profit, et on doit fermer boutique.

— Moins de postes de travail, des contribuables perdus, et le gouvernement reste indifférent.

— Il est regrettable de voir disparaître des magasins de vêtements de qualité, les achats en ligne sont souvent synonymes de mauvaise qualité, et je n’achète pas là-bas.

— Il faut faire des provisions et continuer à profiter des spectacles !

— La situation économique est telle, avec une chute du trafic portuaire et une majorité de la population qui consacre son salaire à la nourriture et aux charges, qu’il est difficile de maintenir un commerce non essentiel. Cela ne peut qu’empirer…

— Certains entrepreneurs ont compris la situation, d’autres ne l’ont pas encore saisi.

— L’économie est en déclin. Le secteur intermédiaire en souffre.

Mais certaines voix se font entendre, mettant en avant les aspects positifs.

— C’est une bonne chose. Les gens réalisent que le bonheur ne se trouve pas dans les vêtements et la nourriture.

— C’est bien qu’ils ferment, car tout peut être acheté moins cher en ligne.

— La concentration de centres commerciaux sur Troitsky est excessive, il n’en fallait pas tant.

— Si les prix sur les marketplaces sont deux à trois fois inférieurs, pourquoi devrais-je payer plus cher ? Les entrepreneurs doivent prendre en compte tous les coûts et risques pour éviter ce genre de problème.

— Pour nous, habitants du Pomroie, ces grandes marques ne sont pas essentielles, tant qu’on a une barque à rames.

— Les Russes commencent à se désintéresser des superfluités.

— Le commerce douteux qui inondait le marché s’éteint, c’est très bien, ce n’est pas une poubelle ici !

Fermetures versus ouvertures : un équilibre fragile ?

Le Ministère du développement économique et de l’industrie d’Arkhangelsk a communiqué que, par rapport à 2024, le nombre d’entreprises de petite et moyenne taille a augmenté.

Au 10 janvier 2026, 35 100 entreprises étaient enregistrées, en hausse de 3,5% par rapport à l’année précédente (33 900 le 10 janvier 2025).

Actuellement, la région compte plus de 35 200 entreprises de petite et moyenne taille. Cependant, le nombre de fermetures a également dépassé celui d’il y a un an.

— Le 1er janvier 2026, 907 nouvelles entreprises ont été ajoutées au registre des PME, soit une augmentation de 83% par rapport à l’année précédente (496 le 1er janvier 2025). En parallèle, 576 entreprises en ont été retirées, soit une augmentation de 1,8% par rapport à l’année précédente (566).

Aujourd’hui, le paysage entrepreneurial est en mutation, les entreprises s’adaptant face aux défis actuels.

Pourquoi tant de fermetures dans le secteur ?

Selon le ministère, les causes des fermetures sont variées :

  • planification inefficace ;
  • forte concurrence, notamment avec les grandes surfaces ;
  • canaux de distribution peu adaptés ;
  • diminution de la demande ;
  • faible rentabilité ;
  • augmentation de la surveillance des pratiques commerciales ;
  • changements dans la législation fiscale.

Les sanctions imposées contre la Russie demeurent également un frein au développement des PME, nécessitant de nouvelles chaînes logistiques et compliquant les transactions financières.

Le développement des marketplaces, bien que perçu comme une menace, pourrait aussi représenter une opportunité pour poursuivre l’activité dans un contexte difficile.

Bon à Savoir

  • Un soutien gouvernemental conséquent a permis de maintenir de nombreuses entreprises à flot.
  • Le secteur des petites et moyennes entreprises est un moteur essentiel de l’économie locale.
  • L’essor de l’e-commerce montre une évolution dans les préférences des consommateurs.
  • Les entreprises se réorientent vers des stratégies numériques pour mieux s’adapter aux nouveaux comportements d’achat.

La situation actuelle pose une question fondamentale : dans quel contexte une entreprise peut-elle réellement prospérer ? La résilience et la capacité d’adaptation des entrepreneurs semblent être mises à l’épreuve. Les défis révélés par la conjoncture incitent à une réflexion plus large sur l’avenir, alors que l’économie continue de se repositionner, et invite chacun à envisager ses propres choix et stratégies.



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