Budget catastrophique : Rachel Reeves pourrait faire disparaître 2 000 pubs !
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Rachel Reeves a été avertie qu’en raison de la hausse des coûts dans le secteur, jusqu’à 2 000 pubs pourraient fermer l’année prochaine. L’Association britannique des brasseries et des pubs (BBPA), qui représente plus de la moitié des établissements du pays et 90 % de la production de bière au Royaume-Uni, a précisé que 12 000 emplois pourraient être menacés alors que les bars britanniques subissent la pression financière. Dans une lettre adressée au Chancelier à l’approche du budget du 26 novembre, la BBPA a appelé Mme Reeves à réduire les taxes commerciales et à diminuer le droit à la bière de 5 % afin de “rendre le prix d’une pinte abordable pour tous.”

La BBPA exhorte également Rachel Reeves à diminuer le multiplicateur des taxes professionnelles de 20 pence et à relever les seuils d’exonération de la taxe pour petites entreprises. La lettre, que l’Express a pu consulter, indique : “La fin de l’exonération des taxes commerciales et la revalorisation des propriétés commerciales l’année prochaine devraient toucher durement le secteur des pubs, avec des factures de taxes devant augmenter de plus de 50 %.”

Cette augmentation des coûts pourrait entraîner la fermeture de plus de 2 000 pubs l’année prochaine, alors que plus de 12 000 emplois seraient perdus – soit environ six fermetures par jour.

Ces conséquences seraient lourdes pour l’économie, l’emploi et les communautés locales, minant vos ambitions audacieuses en faveur des travailleurs et de leurs quartiers.

La lettre a été signée par Emma McClarkin, PDG de la BBPA, ainsi que d’autres figures importantes du secteur telles que Nick Mackenzie, président de la BBPA et PDG de Greene King, et James Taylor, directeur des opérations de Brewdog.

Cette déclaration intervient seulement 11 jours avant que Mme Reeves ne présente son budget d’automne le 26 novembre. Le Chancelier a abandonné ses projets d’augmentation de l’impôt sur le revenu suite à une meilleure prévision économique.

Il était prévu qu’elle introduce cette hausse pour combler un trou estimé dans les finances publiques à hauteur de 50 milliards de livres.

La BBPA, dont les membres représentent plus de 90 % de la bière produite dans le pays, a également mentionné dans sa lettre : “Chaque restaurateur et brasseur souhaite investir et développer son entreprise. Ce budget pourrait être le moment propice pour libérer ce potentiel.”

Cette association a souligné que l’augmentation des coûts au cours des 15 dernières années, “aggravée” par le budget controversé de l’année dernière, a entraîné la fermeture d’un cinquième des pubs au Royaume-Uni. La BBPA a ajouté que deux tiers des entreprises de l’hôtellerie sont désormais en perte ou peinent à rester à flot.

Elle a mis en avant que les pubs constituent le “soutien” des communautés et des économies locales, contribuant à hauteur de 34 milliards de livres sterling de valeur ajoutée et soutenant plus d’un million d’emplois à l’échelle nationale. Cependant, la BBPA a prévenu : “Les vents économiques froids auxquels le secteur est confronté sont réels et les coûts s’accumulent.”

Le coût moyen d’une pinte au Royaume-Uni a grimpé de 4,80 £ à 5,01 £, les pubs ne conservant qu’un bénéfice de 12 pence par pinte, tandis que 40 % du chiffre d’affaires des brasseurs est constitué de taxes.

Un porte-parole du gouvernement a déclaré : “Les pubs sont essentiels aux communautés locales, c’est pourquoi nous réduisons les coûts de licence, diminuons leurs taxes professionnelles et aidons davantage d’entreprises de l’hôtellerie à proposer des boissons en extérieur et des repas en plein air, tout en baissant le droit sur les pintes à la pression et en plafonnant l’impôt sur les sociétés.”

Bon à Savoir

  • Le secteur de la bière au Royaume-Uni a connu des transformations importantes au fil des ans, impactant à la fois la production et la consommation.
  • Les pubs jouent un rôle social et économique crucial dans de nombreuses communautés, souvent considérés comme des points de rencontre.
  • Les changements politiques et économiques peuvent directement influencer la viabilité des petites entreprises, notamment dans l’hôtellerie.
  • La relance du secteur pourrait nécessiter une approche conjointe entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics pour garantir un équilibre.

Il est intéressant de réfléchir aux conséquences d’une telle situation. La fermeture de plusieurs pubs ne signifie pas seulement une perte d’emplois ; cela pourrait également affecter le tissu social de nombreuses communautés. Face à la montée des coûts et à une économie fluctuante, comment parvenir à une synergie entre croissance économique et bien-être social ? Il est essentiel de s’interroger sur les mesures à prendre pour garantir la pérennité de ces lieux de convivialité, qui, au-delà de leur rôle économique, sont aussi des espaces d’échange et de lien social.



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