Le Royaume-Uni dévoile sa stratégie sur les minéraux essentiels pour réduire sa dépendance à la Chine !
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Keir Starmer a dévoilé une stratégie pour les minéraux critiques et les terres rares, visant à renforcer la résilience du Royaume-Uni face à la Chine, qui domine les approvisionnements en matériaux essentiels, tels que les aimants, utilisés dans divers secteurs allant des portes de voiture aux réfrigérateurs.

« Pendant trop longtemps, le Royaume-Uni a dépendu d’un petit nombre de fournisseurs étrangers, ce qui a exposé notre économie et notre sécurité nationale à des chocs globaux », a déclaré le Premier ministre.

Cette initiative en faveur des minéraux critiques s’accompagne d’un fonds de 50 millions de livres pour encourager la production dans les mines de tungstène et de lithium en Cornouailles. La région détient les plus grandes réserves de lithium d’Europe, et cet été, l’UE a identifié la mine de tungstène de Cornouailles comme éligible à un soutien financier potentiel.

La stratégie fait suite à un épisode de six semaines de tension entre la Chine et l’UE concernant l’approvisionnement en puces utilisées dans l’industrie automobile, illustrant la volonté de Pékin d’utiliser le commerce des matériaux critiques à des fins politiques.

Le Royaume-Uni et les États-Unis rivalisent maintenant pour réduire leur dépendance à l’égard de la Chine. Toutefois, la production de terres rares et de minéraux critiques exige des années d’investissement, se chiffrant en centaines de millions de livres.

Les approvisionnements en lithium sont présents dans toute l’Europe, mais le matériau brut doit être raffiné en hydroxyde de lithium, un composant essentiel des batteries de voitures électriques. La seule raffinerie d’hydroxyde de lithium d’Europe, située en Allemagne, a nécessité cinq ans de construction et un investissement de 150 millions de livres, témoignant de l’ampleur des financements nécessaires.

La semaine dernière, le commissaire européen à l’industrie, Stéphane Séjourné, a reconnu que l’UE avait un retard considérable sur les États-Unis, qui disposent d’un département commercial acquérant des stocks de matériaux critiques avant les autres. « Ils les achètent souvent sous notre nez », a-t-il déclaré.

Plus tôt cette année, le Royaume-Uni a signé un accord de coopération minérale avec l’Arabie Saoudite, visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement, à ouvrir des opportunités pour les entreprises britanniques et à attirer de nouveaux investissements dans le pays. Les minéraux des terres rares sont essentiels pour les smartphones, les véhicules électriques et jouent un rôle de plus en plus important dans la construction des centres de données alimentant l’intelligence artificielle.

La stratégie britannique vise à s’assurer que pas plus de 60 % de tout minéral critique provienne d’un seul pays partenaire d’ici 2035, selon un communiqué. Starmer a qualifié les minéraux critiques de « colonne vertébrale de la vie moderne et de notre sécurité nationale », soutenant que le renforcement de la production nationale et du recyclage aiderait à protéger l’économie et à soutenir les efforts pour réduire le coût de la vie.

Actuellement, le Royaume-Uni ne produit que 6 % de ses besoins en minéraux critiques localement. Dans le cadre du plan, il souhaite accroître l’extraction et le traitement nationaux, en se concentrant particulièrement sur le lithium, le nickel, le tungstène et les terres rares, avec un objectif de produire au moins 50 000 tonnes de lithium d’ici 2035.

Bon à Savoir

  • Le Royaume-Uni cherche des alternatives aux importations de minéraux critiques pour garantir la sécurité économique.
  • Les terres rares jouent un rôle crucial dans la transition énergétique et numérique actuelle.
  • Les défis liés à l’extraction et au traitement des minéraux requièrent des investissements considérables et une planification à long terme.
  • L’établissement de partenariats internationaux pourrait enrichir l’approvisionnement en minéraux.

La quête d’autonomie en matière de ressources critiques soulève des questions sur notre dépendance actuelle vis-à-vis de certains pays. Dans un monde où les tensions géopolitiques peuvent déséquilibrer les chaînes d’approvisionnement, il est opportun de réfléchir aux implications de cette démarche pour l’avenir de nos économies. Les choix que nous faisons aujourd’hui en matière d’innovation et de durabilité définiront notre résilience face aux défis de demain.



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