Les ménages britanniques ont dépensé un montant record de 226 milliards de livres sterling pour se Loger l’année dernière, selon des chiffres publiés ce lundi. Les emprunteurs hypothécaires ayant terminé leurs contrats à taux fixes ont particulièrement ressenti l’impact de l’augmentation des paiements.
Au total, les coûts du logement ont augmenté de 66 milliards de livres au cours des cinq dernières années, soit une hausse de 41%, d’après le groupe immobilier Savills.
Le rythme d’augmentation a ralenti, avec des dépenses en hausse de près de 8 milliards de livres, soit 3,6%, l’année dernière, par rapport à 22 milliards en 2023 et à 19 milliards en 2024.
Cependant, Savills a noté une augmentation particulièrement marquée des sommes versées sous forme d’intérêts hypothécaires, qui ont crû de 9% l’année dernière, atteignant 53,6 milliards de livres, représentant plus de la moitié de la hausse totale.
La société immobilière a alerté que cette tendance pourrait se poursuive si les turbulences économiques causées par les frappes américaines et israéliennes en Iran entraînaient une inflation persistante.
« Dans un marché où les propriétaires s’engagent pour des taux fixes plus longs, l’impact des taux d’intérêt plus élevés sur les coûts de logement – et sur la capacité des ménages à dépenser ailleurs dans l’économie – tend à avoir un effet à plus long terme », a déclaré Lucian Cook, responsable de la recherche résidentielle chez Savills.
« Jusqu’à récemment, 2026 semblait offrir un répit, mais cela est désormais moins certain face à la perspective d’une nouvelle vague d’inflation, que les marchés hypothécaires intègrent généralement rapidement. »
La semaine dernière, le taux moyen d’un prêt hypothécaire à taux fixe sur deux ans a dépassé 5%, en hausse par rapport à 4,84% à la fin de février. Les prêteurs n’ont cessé d’ajuster leurs offres et de relever les taux.
En incluant les remboursements de capital réguliers, la facture pour 8,8 millions de ménages emprunteurs a atteint 114 milliards de livres en 2025, soit un coût moyen de 13 000 livres par an.
Dans le secteur locatif, les coûts ont augmenté plus lentement, de 2,75%, atteignant 112 milliards de livres en 2025.
Sur les 226 milliards de livres au total, 81 milliards ont été versés aux propriétaires du secteur privé, en moyenne 15 000 livres, tandis que la facture pour les locataires privés a augmenté de 27% au cours des cinq dernières années.
En ce qui concerne Londres, la ville a enregistré la plus faible augmentation en pourcentage des coûts de logement, avec 36%, contre 49% dans le nord-ouest et 45% tant dans le nord-est que dans l’est de l’Angleterre.
Cependant, Londres demeure de loin la plus grosse part des coûts du logement au Royaume-Uni, représentant 23,4% du total.
Selon le site immobilier Rightmove, les prix de vente des nouveaux vendeurs ont augmenté en moyenne de 3 023 livres en mars, atteignant 371 042 livres, soit une hausse saisonnière « typique » de 0,8%. Le nombre de maisons à vendre reste à un niveau élevé de 11 ans pour cette période de l’année, limitant ainsi toute augmentation significative des prix.
Rightmove a indiqué que le marché demeurait « stable » malgré l’incertitude mondiale engendrée par le conflit en Iran, avec un nombre de ventes seulement 2% en deçà de l’année dernière, et 5% au-dessus de 2024.
Bon à savoir
- La hausse des coûts de logement en Grande-Bretagne est surtout due à l’augmentation des taux d’intérêt des prêts hypothécaires.
- Les secteurs de la location et de la propriété ont des dynamiques de prix différentes, avec le secteur locatif connaissant une augmentation moins rapide.
- La situation économique mondiale, y compris les conflits internationaux, peut avoir des impacts significatifs sur le marché immobilier.
- Londres, bien qu’affichant une croissance plus lente des coûts, demeure la région la plus chère en matière de logement au Royaume-Uni.
En somme, l’évolution des coûts de logement interpelle sur la résilience des ménages britanniques face à des conditions économiques instables. Il convient de se demander comment ces fluctuations influenceront les décisions futures des familles, tant dans leurs choix d’habitation que dans la gestion de leur budget. La question se pose : face à une incertitude croissante, est-il possible de trouver un équilibre entre sécurité financière et aspirations personnelles ?