Un grand tournant : un propriétaire s'empare du Daily Telegraph pour 500 millions de livres !
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Achat du Telegraph : Un tournant pour le secteur de la presse britannique

Le groupe Daily Mail et General Trust (DMGT) a annoncé son intention d’acquérir le Daily et le Sunday Telegraph pour la somme de 500 millions de livres sterling. Cette évolution intervient après des discussions avec RedBird IMI, une coentreprise entre les Émirats Arabes Unis et la société de capital-investissement américaine RedBird Capital Partners.

La tentative de RedBird Capital d’obtenir le contrôle du Telegraph a échoué la semaine passée. Ce nouvel accord nécessite l’approbation de la ministre de la Culture, Lisa Nandy, qui a précisé qu’elle examinerait tout nouvel acheteur en fonction de l’intérêt public et de l’influence des États étrangers sur les médias.

DMGT et RedBird IMI ont exprimé leur confiance quant à une finalisation rapide de l’accord. Lord Rothermere, président de DMGT, a déclaré son admiration de longue date pour le Daily Telegraph, affirmant que cette acquisition apporterait la “certitude et la confiance” nécessaires aux employés de ce quotidien.

Il a également qualifié le Daily Telegraph de “plus grand et meilleur” journal britannique, soulignant son rôle crucial dans le débat national au Royaume-Uni. Rothermere a promis de fournir les ressources nécessaires à l’éditeur, Chris Evans, pour renforcer la rédaction.

Cette acquisition ferait du Telegraph un nouvel élément du portefeuille médiatique de DMGT, qui inclut déjà le i Paper, Metro et New Scientist. Il a été précisé que le Telegraph conservera son indépendance éditoriale vis-à-vis des autres titres du groupe.

DMGT a affirmé que son argumentation pour obtenir l’approbation de l’accord est “convaincante” et que celle-ci respecterait les réglementations britanniques, notamment en ce qui concerne les investissements étrangers.

Chris Fox, porte-parole des Liberal Democrats à la chambre des Lords, a souligné la nécessité d’examiner de manière rigoureuse les termes de cet accord, afin d’éviter une concentration de pouvoir médiatique qui pourrait nuire aux consommateurs et à la concurrence.

RedBird Capital avait retiré sa précédente offre d’achat en raison d’une majorité de financement provenant du groupe IMI d’Abou Dhabi. Bien que leur offre récente ait respecté la limite de participation de 15 % pour les fonds souverains étrangers, des articles critiques de la rédaction actuelle du Telegraph auraient également influencé leur décision de se retirer.

Gerry Cardinale, fondateur de RedBird, avait des ambitions d’expansion pour le Telegraph, notamment sur le marché américain. RedBird, en plus de ses investissements dans les médias, possède également le club de football AC Milan.

Le Telegraph demeure dans une situation précaire depuis plus de deux ans, période durant laquelle le consortium RedBird IMI a remboursé les dettes de son précédent propriétaire, la famille Barclay, en espérant acquérir ultérieurement les journaux.

Bon à Savoir

  • Le Daily Telegraph est l’un des journaux les plus anciens du Royaume-Uni, fondé en 1855.
  • Le groupe DMGT possède également des titres comme Mail Online, le site d’actualités le plus visité au Royaume-Uni.
  • RedBird Capital est également impliqué dans diverses industries, allant des médias au sport, en passant par l’immobilier.
  • Les régulations britanniques concernant la propriété des médias par des investisseurs étrangers ont été renforcées ces dernières années.
  • La presse britannique fait face à des défis de financement et d’audience, incitant à d’importants changements dans la structure de propriété.

Il est intéressant de réfléchir à la dynamique actuelle du paysage médiatique, où les questions de concentration de pouvoir et d’indépendance éditoriale se posent avec acuité. La capacité de ces nouveaux propriétaires à naviguer dans cette complexité sera cruciale pour l’avenir des médias au Royaume-Uni. Avec ce nouvel accord, quels changements pourrions-nous anticiper dans le contenu et la direction des titres de presse ? La tension entre rentabilité et objectivité pourrait-elle influencer la qualité de l’information fournie aux lecteurs, en particulier dans un monde où la confiance dans les médias est déjà en déclin ?



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